Guinée : l’OIM soutient les projets des rescapés de la migration

Guinée : l’OIM  soutient  les projets des rescapés de la migration

Ces dernières années en Afrique particulièrement en Guinée, l’immigration clandestine ou irrégulière a suscité beaucoup d’engouement chez les jeunes gens dont l’âge varie de 15 à 35 ans voir même plus. Ces jeunes quittent leurs pays pour aller à la recherche du bien-être pouvant leur permettre de s’auto-prendre en charge mais également leurs familles respectives. Ce phénomène devenu de nos jours une triste réalité, engendre parfois des conséquences fâcheuses et inquiétantes. Ce lundi, 03 juin 2019, dans une usine textile sise à Sanoyah dans la préfecture de Coyah,  la rédaction de Conakrynews.org est allée à la  rencontre d’un jeune immigrant qui, après avoir subi toutes les souffrances dans sa mésaventure, a fini par choisir le retour volontaire au bercail avec l’aide de l’Organisation Internationale de la Migration (OIM).

Ibrahima Kalil Camara,  un jeune immigrant fraichement rentré au pays, nous raconte sa mésaventure

 

« J’étais en Guinée, mais vue la cherté de la vie et aucun signe d’espoir en l’avenir, j’ai eu l’idée comme la plupart des jeunes compatriotes,  de me lancer en aventure avec le peu de moyens que j’avais. Ayant une petite idée du chemin à parcourir, j’ai pris la route de la république du Mali en passant par le désert empesté de reptiles venimeux  jusqu’à atteindre l’Algérie. En vérité, cette expérience a été un véritable calvaire pour notre groupe. Une fois en Algérie, j’ai commencé à me débrouiller tout seul. C’est alors qu’un jour, un groupe de migrants sub-sahariens sont venus nous dire qu’ils se dirigeaient vers la Lybie  pour tenter leur chance. Mais malheureusement, si certains ont réussi à traverser la mer méditerranéenne pour atteindre l’Italie, d’autres se sont noyés en mer. Malgré ce drame qui trottait dans ma tête, j’ai par prendre une décision : Aller aussi en Lybie pour affronter la mer, pour ne pas dire la mort. C’est au cours de la préparation de notre assaut qu’on  a finalement été interpelés par la police libyenne. Suivra ensuite une dure réalité de la prison émaillée  de toutes sortes d’atrocité durant des mois.

La rencontre avec l’OIM

« vivant dans des conditions inhumaines, notre salut viendra de l’OIM qui, au cours d’une de ses visites dans les lieux de détention de jeunes migrants tous sexes confondus à découvert les conditions inhumaines dans lesquelles nous vivons.

 

C’est donc à la suite de cette découverte que l’OIM nous a proposé un retour volontaire dans  le pays d’origine avec l’apport de l’ambassade de la Guinée en Lybie, ce que nous acceptons avec volontiers.   Arrivé en Guinée, nous avons été accueillis à l’aéroport de Conakry Gbêssia qui ont à chacun une somme de 500 cent mille francs guinéens plus un téléphone. Ensuite, L’OIM Guinée nous a également accordé une formation en montage de projet. Dans le souci de nous accompagner, l’OIM nous a dit aussi de nous constituer en groupe pour ficeler un projet fiable. C’est ainsi que mon projet de saponification a été financé par l’OIM.

Projet de saponification

 

Le projet étant financé, les membres de mon groupe et moi avons trouvés un endroit à Sanoyah usine textile nord tout près de la mosquée pour exercer nos activités. Actuellement, nous avons commencé à produire du savon et sa qualité est très appréciée par les utilisateurs du dit quartier. L’OIM avec sa politique de gestion du fonds octroyé aux migrants est minime dans un premier temps. Histoire d’éviter aux migrants bénéficiaires de ne pas tenter une deuxième expérience.

C’est le lieu et le moment de remercier l’OIM pour sa précieuse aide qui a permis  notre insertion sociale.

Conseil d’un migrant 

‘’Je dirai à tous mes frères de ne pas entreprendre un quelconque projet de voyage en optant pour  la clandestinité’’.

 Réalisé  par Ibrahima Kalil Sylla pour conakrynews.org

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