{"id":19783,"date":"2023-03-23T11:29:47","date_gmt":"2023-03-23T11:29:47","guid":{"rendered":"https:\/\/conakrynews.org\/?p=19783"},"modified":"2023-03-23T11:29:47","modified_gmt":"2023-03-23T11:29:47","slug":"une-conference-speciale-de-lonu-pour-faire-face-a-la-crise-de-leau-douce-qui-sannonce","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/conakrynews.org\/index.php\/une-conference-speciale-de-lonu-pour-faire-face-a-la-crise-de-leau-douce-qui-sannonce\/","title":{"rendered":"Une conf\u00e9rence sp\u00e9ciale de l\u2019ONU pour faire face \u00e0 la \u00abcrise de l\u2019eau douce\u00bb qui s\u2019annonce"},"content":{"rendered":"<p>Alors que s\u2019ouvre, ce mercredi 22 mars, une conf\u00e9rence sp\u00e9ciale sur l\u2019eau \u00e0 New York, l\u2019ONU signale qu\u2019il faut se pr\u00e9parer \u00e0 une crise de \u00ab l\u2019eau douce \u00bb en raison du changement climatique et de la pollution. Les Nations unies estiment que 2,3 milliards d\u2019habitants vivent dans des pays en situation de stress hydrique et que cela cr\u00e9era inexorablement des tensions.<\/p>\n<p>C\u2019est la premi\u00e8re r\u00e9union du genre depuis 46 ans ! Pourtant, l\u2019enjeu est de taille. L\u2019ONU a d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9 le ton mardi en pr\u00e9venant que le monde devait se pr\u00e9parer \u00e0 une \u00ab crise de l\u2019eau douce \u00bb \u00e0 cause du r\u00e9chauffement climatique et de la pollution. Les Nations unies estiment que 2,3 milliards d\u2019habitants vivent dans des pays en situation de stress hydrique et deux milliards n\u2019ont pas d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau potable. Or ces p\u00e9nuries cr\u00e9eront invariablement des tensions. Sans compter qu\u2019il est clair que les pays ne parviendront pas \u00e0 valider l\u2019agenda 2030, qui devait garantir l\u2019acc\u00e8s \u00e0 tous \u00e0 une alimentation en eau et aux services d\u2019assainissement.<\/p>\n<p>Plus de 6 500 participants sont donc attendus pour plus de 500 \u00e9v\u00e9nements ces mercredi et jeudi 22 et 23 mars \u00e0 New York. Et l\u2019on peut s\u2019attendre \u00e0 des engagements concrets. Car m\u00eame si aucun accord politique g\u00e9n\u00e9ral n\u2019est pr\u00e9vu, l\u2019ONU va demander aux pays de s\u2019engager durant ces deux jours sur plusieurs fronts : l\u2019assainissement, la r\u00e9silience aux inondations et aux s\u00e9cheresses, le d\u00e9veloppement durable. S\u2019engager aussi sur des budgets de recherche \u00e0 propos de l\u2019eau.<\/p>\n<p>C\u2019est aussi l\u2019occasion pour les ONG environnementales de mettre la pression sur les pays : World Wide Fund for Nature (WWF) va leur demander plus d\u2019investissements dans des \u00e9cosyst\u00e8mes d\u2019eau douce par exemple. Le World Resources Institute pr\u00f4ne une nouvelle gestion de l\u2019eau, adapt\u00e9e au changement climatique et affirme que s\u00e9curiser l\u2019eau pour nos soci\u00e9t\u00e9s d\u2019ici 2030 co\u00fbterait juste un peu plus de 1% du PIB mondial, avec un retour sur investissement immense : plus de croissance, une augmentation de la production agricole, et l\u2019am\u00e9lioration de la vie des communaut\u00e9s pauvres.<\/p>\n<p>En Afrique, 90% de la ressource en eau est transfrontali\u00e8re<br \/>\nPour limiter les tensions li\u00e9es aux p\u00e9nuries d\u2019eau, l\u2019un des axes sur lesquels l\u2019ONU travaille, c\u2019est de pousser \u00e0 une plus grande coop\u00e9ration transfrontali\u00e8re en partage de l\u2019eau. Pour cela, elle s\u2019appuie sur un outil : la Convention de l\u2019eau de 1992. \u00c0 la base, c\u2019\u00e9tait une convention entre pays europ\u00e9ens pour pr\u00e9coniser les obligations des pays qui partagent des ressources en eau \u2013 partagent un fleuve, une rivi\u00e8re ou d\u00e9pendent du m\u00eame bassin aquif\u00e8re. Mais depuis 2016, tous les pays du monde peuvent d\u00e9sormais la signer, c\u2019est devenu comme une convention cadre, qui permet \u00e0 des pays voisins de poser des principes de mise en commun des ressources ou d\u2019infrastructures comme des barrages. Quelque 153 \u00c9tats dans le monde partagent les m\u00eames bassins aquif\u00e8res, les besoins sont donc immenses.<\/p>\n<p>On note un fort int\u00e9r\u00eat des pays africains pour cette convention : le Nigeria doit annoncer ce mercredi qu\u2019il la rejoint. Ce sera le septi\u00e8me \u00c9tat africain signataire. Et il sera vite suivi par la Gambie, la C\u00f4te d\u2019Ivoire, la Namibie ces mois prochains. La RDC, la Sierra Leone, la Tanzanie et l\u2019Ouganda sont \u00e9galement int\u00e9ress\u00e9s.<\/p>\n<p>Car entre le r\u00e9chauffement climatique et la pression d\u00e9mographique, il y a un vrai besoin \u00e0 r\u00e9guler ces eaux partag\u00e9es, d\u2019autant que 90% des ressources en eau en Afrique sont transfrontali\u00e8res. Comment g\u00e9rer par exemple que le Nig\u00e9ria passe de 200 \u00e0 400 millions d\u2019habitants d\u2019ici 2050, alors que plus de 60% de la population vit dans le bassin aquif\u00e8re du Niger, qui est partag\u00e9 par neuf pays ? Le pays va pouvoir ouvrir la r\u00e9flexion avec ses voisins. Et puis, les pays africains sont habitu\u00e9s \u00e0 la coop\u00e9ration dans ce domaine : ils ont \u00e9t\u00e9 pionniers en la mati\u00e8re, en ayant mis d\u00e8s les ann\u00e9es 1970 des m\u00e9canismes de gestion des fleuves partag\u00e9s, comme celui du fleuve S\u00e9n\u00e9gal, entre le S\u00e9n\u00e9gal, la Mauritanie, la Guin\u00e9e et le Mali. L\u00e0, avec ce trait\u00e9, ce sont non seulement les eaux de surface qui sont encadr\u00e9es, mais aussi les eaux souterraines qui jusque l\u00e0, n\u2019\u00e9taient absolument pas r\u00e9gul\u00e9es.<\/p>\n<p>Avec RFI<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que s\u2019ouvre, ce mercredi 22 mars, une conf\u00e9rence sp\u00e9ciale sur l\u2019eau \u00e0 New York, l\u2019ONU signale qu\u2019il faut se pr\u00e9parer \u00e0 une crise de \u00ab l\u2019eau douce \u00bb en raison du changement climatique et de la pollution. 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