{"id":35017,"date":"2025-08-05T18:31:21","date_gmt":"2025-08-05T18:31:21","guid":{"rendered":"https:\/\/conakrynews.org\/?p=35017"},"modified":"2025-08-05T18:36:59","modified_gmt":"2025-08-05T18:36:59","slug":"traite-plastique-en-proie-aux-pressions-lafrique-tentera-de-parler-dune-seule-voix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/conakrynews.org\/index.php\/traite-plastique-en-proie-aux-pressions-lafrique-tentera-de-parler-dune-seule-voix\/","title":{"rendered":"Trait\u00e9 plastique: en proie aux pressions, l\u2019Afrique tentera de parler d\u2019une seule voix"},"content":{"rendered":"<h1 class=\"name post-title entry-title\"><\/h1>\n<div class=\"clear\"><\/div>\n<div class=\"entry\">\n<p>Les n\u00e9gociations pour un accord sur la lutte contre cette pollution omnipr\u00e9sente reprennent \u00e0 Gen\u00e8ve ce mardi 5 ao\u00fbt, apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de la session de d\u00e9cembre 2024 \u00e0 Busan.\u00a0Dans ces discussions cliv\u00e9es, l\u2019Afrique a prouv\u00e9 qu\u2019elle \u00e9tait favorable \u00e0 un texte contraignant et ambitieux dans ses objectifs. Mais l\u2019influente Arabie saoudite, qui patronne l\u2019opposition minoritaire, tente de faire bouger les lignes.<\/p>\n<p>Le fl\u00e9au des d\u00e9chets plastiques n\u2019\u00e9pargne aucun pays. Mais dans certains, il est particuli\u00e8rement visible, comme en\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Afrique<\/a><\/strong>, devenu le d\u00e9potoir du monde occidental. Les\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ISM0wyBdggs\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">preuves par l\u2019image<\/a><\/strong>\u00a0sont l\u00e9gion, comme celles de l\u2019enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e par la<strong>\u00a0<a href=\"https:\/\/changingmarkets.org\/press-releases\/250-000-vetements-usages-en-plastique-deverses-chaque-annee-au-kenya-enquete\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Changing Market Foundation<\/a>\u00a0<\/strong>dans la d\u00e9charge tentaculaire de Dandora, \u00e0 Nairobi (Kenya), l\u2019une des plus grandes du continent.<\/p>\n<p>Et pourtant, c\u2019est au centre de cette m\u00eame capitale que si\u00e8ge le Programme des Nations unies pour l\u2019Environnement. L\u00e0 o\u00f9, en mars 2022, le monde s\u2019est entendu sur\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/digitallibrary.un.org\/record\/3999257?ln=fr&amp;v=pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">une r\u00e9solution<\/a><\/strong>\u00a0ambitieuse en vue de mettre un terme\u00a0\u00e0 cette pollution. Adopt\u00e9e par 175 \u00c9tats, elle a d\u00e9clench\u00e9 un cycle de n\u00e9gociations pour r\u00e9diger un trait\u00e9 international qui les contraint \u00e0 prendre des mesures au niveau national.<\/p>\n<p>Le texte aurait d\u00fb voir le jour fin 2024 \u00e0 Busan (Cor\u00e9e du Sud). Mais les d\u00e9bats tra\u00eenent et sont paralys\u00e9s \u00e0 ce stade. Rien ne dit que ce 5<sup>e<\/sup>\u00a0tour bis du Comit\u00e9 intergouvernemental de n\u00e9gociations (INC 5.2) qui d\u00e9marre \u00e0 Gen\u00e8ve ce mardi sera le dernier. \u00ab\u00a0<em>Il faudra beaucoup d\u2019efforts\u00a0et de flexibilit\u00e9 pour terminer<\/em>\u00a0\u00bb, reconna\u00eet Cheikh Ndiaye Sylla, co-repr\u00e9sentant de l\u2019Afrique au Bureau du Comit\u00e9, joint par RFI.<\/p>\n<p><strong>Des chiffres astronomiques<\/strong><\/p>\n<p>Le continent ne produit que 5% du plastique dans le monde et n\u2019en consomme que 4%. Malgr\u00e9 les alertes qui montent des soci\u00e9t\u00e9s civiles, l\u2019utilisation du plastique devrait \u00eatre multipli\u00e9e par 6,5 en Afrique sub-saharienne devant l\u2019Inde (x 5,5). Un demi-milliard de tonnes de plastique est produit chaque ann\u00e9e, une quantit\u00e9 appel\u00e9e \u00e0 doubler en 2050 si rien n\u2019est fait. Valeur de ce march\u00e9\u00a0: 700 milliards de dollars annuels, en progression.<\/p>\n<p>Au rythme actuel, les d\u00e9chets plastiques tripleront d\u2019ici 2060 pour d\u00e9passer le milliard de tonnes, selon un sc\u00e9nario largement cit\u00e9. Aujourd\u2019hui, la moiti\u00e9 est toujours enfouie et moins de 10% est recycl\u00e9.<\/p>\n<p>Le p\u00e9trole est le principal compos\u00e9 du plastique. Environ 6% alimente cette industrie et cette part devrait atteindre 20% d\u2019ici 25 ans, et donc repr\u00e9senter 15% des \u00e9missions mondiales de gaz \u00e0 effet de serre. La pollution plastique est une composante de la triple crise plan\u00e9taire en cours, avec le r\u00e9chauffement climatique et l\u2019effondrement de la biodiversit\u00e9, un triptyque infernal qui s\u2019auto-alimente. Sans parler des cons\u00e9quences sanitaires\u00a0:\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/environnement\/20250311-microplastiques-nanoplastiques-quels-effets-sur-la-sant%C3%A9\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">les alertes se multiplient<\/a><\/strong>\u00a0sur la\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/environment\/2022\/oct\/07\/microplastics-human-breast-milk-first-time\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">contamination des \u00eatres vivants<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2>Limiter la production pour contenir la quantit\u00e9 de d\u00e9chets<\/h2>\n<p>Lutter contre la pollution<strong>\u00a0<\/strong>plastique<strong>\u00a0<\/strong>ne fait pas d\u00e9bat en soi, mais tout se tend sur la fa\u00e7on d\u2019y parvenir : faut-il r\u00e9duire la production de polym\u00e8res primaires en amont (les compos\u00e9s de base du plastique, les fameux polyester ou poly\u00e9thyl\u00e8ne indiqu\u00e9s sur nos v\u00eatements par exemple) ou bien se contenter de g\u00e9rer les d\u00e9chets, en d\u00e9veloppant le recyclage notamment\u00a0?<\/p>\n<p>La r\u00e9solution mentionne noir sur blanc la n\u00e9cessit\u00e9 de prendre en compte \u00ab\u00a0<em>l\u2019ensemble du cycle de vie des plastiques<\/em>\u00a0\u00bb, de sa production \u00e0 son \u00e9limination en passant par son utilisation. \u00ab\u00a0<em>C\u2019est ce qui fait que ce trait\u00e9<\/em>\u00a0[propos\u00e9] e<em>st unique\u00a0: il reconnait que le plastique n\u2019est pas seulement un probl\u00e8me de gestion des d\u00e9chets mais qu\u2019il doit \u00eatre trait\u00e9 \u00e0 la source, lors de l\u2019extraction des \u00e9nergies fossiles qui sont inject\u00e9es dans la fabrication de plastique<\/em>\u00a0\u00bb, expose Merrisa Naidoo, experte \u00e0 l\u2019ONG internationale et panafricaine Gaia qui participe aux sessions de n\u00e9gociations depuis le d\u00e9but.<\/p>\n<p>Diminuer le flux de la production plastique, en amont, mais aussi lister les quelque 16 000 additifs chimiques n\u00e9fastes pour la sant\u00e9 humaine afin de les \u00e9liminer progressivement\u00a0: tels sont les deux c\u0153urs de cible vis\u00e9s par plus de 100 pays. Parmi eux, des pays producteurs et exportateurs d\u2019\u00e9nergies fossiles, comme le Canada et la Norv\u00e8ge. Ils sont r\u00e9unis sous la banni\u00e8re d\u2019une Coalition de haute ambition (la HAC). La barre qu\u2019elle s\u2019est fix\u00e9e est effectivement haute\u00a0: en finir avec la pollution plastique \u00e0 l\u2019horizon 2040.<\/p>\n<h2>Les \u00c9tats p\u00e9troliers retournent le consensus comme un veto<\/h2>\n<p>Cependant, la dynamique est frein\u00e9e par un groupe minoritaire d\u2019\u00c9tats p\u00e9tro-gaziers. Un camp informel appel\u00e9 les \u00ab\u00a0<em>like-minded<\/em>\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0ceux qui partagent la m\u00eame vision\u00a0\u00bb. Les pays du Golfe, la Russie, l\u2019Iran et l\u2019Inde en sont les figures de proue. Ils sont appuy\u00e9s par les \u00c9tats-Unis ou le Br\u00e9sil, deuxi\u00e8me et quatri\u00e8me\u00a0producteurs de plastiques, et surtout par le puissant secteur industriel, f\u00e9d\u00e9r\u00e9 dans diff\u00e9rentes alliances. Tous voient dans l\u2019industrie plastique un d\u00e9bouch\u00e9 d\u2019avenir indispensable pour leur or noir, alors que le monde op\u00e8re doucement une transition \u00e9nerg\u00e9tique pour se passer des combustibles fossiles.<\/p>\n<p>Signe de la coloration tr\u00e8s politique et plus seulement technique des discussions qui se crispent, plus de 100 ministres sont attendus \u00e0 Gen\u00e8ve. Le 1er d\u00e9cembre 2024, au dernier jour de la session cor\u00e9enne, le pr\u00e9sident des n\u00e9gociations, l\u2019\u00c9quatorien Luis Vayas Valdivieso, a d\u00e9cid\u00e9 de mettre sur la table sa propre proposition de trait\u00e9 qui sert d\u00e9sormais de base aux \u00e9changes. Long de 22 pages, il comporte encore 370 crochets, soit les passages qui font l\u2019objet d\u2019un d\u00e9saccord.<\/p>\n<p>Plusieurs pays aimeraient, sur les bords du lac L\u00e9man, achever ce processus avant qu\u2019il ne r\u00e9gresse trop avec la puissante lame de fond de reculs \u00e9cologiques. Y compris en ayant recours au vote plut\u00f4t qu\u2019au traditionnel consensus (qui suppose qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019objections). La France par exemple consid\u00e8re d\u00e9sormais cette option.<\/p>\n<p>Pour les \u00c9tats p\u00e9tro-gaziers en revanche, le vote est une ligne rouge. L\u2019Arabie saoudite, premier exportateur\u00a0de p\u00e9trole, se fait remarquer par son nombre d\u2019objections sur la plupart des sujets par et ses tentatives de supprimer tout langage contraignant dans le texte. Dans\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/genevasolutions.news\/climate-environment\/petrostates-are-holding-plastics-treaty-talks-hostage-countries-should-vote-them-down\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">une tribune publi\u00e9e ce lundi<\/a><\/strong>, un collectif international de d\u00e9put\u00e9s regrettent que \u00ab\u00a0<em>les Etats p\u00e9troliers [aient] pris les n\u00e9gociations en otage<\/em>\u00a0\u00bb et les accusent d\u2019utiliser \u00ab\u00a0<em>l\u2019absence de consensus comme un veto de fait<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2>L\u2019Afrique, une \u00ab\u00a0autorit\u00e9 morale\u00a0\u00bb unie dans la diversit\u00e9<\/h2>\n<p>Dans ce qui ressemble de plus en plus \u00e0 une guerre de positions, l\u2019Afrique d\u00e9fend bec et ongles sa vision et ses priorit\u00e9s. Elle s\u2019est montr\u00e9e motrice, d\u00e8s 2019, pour un trait\u00e9. Les gouvernements ont \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9s par<strong>\u00a0<a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/20230530-trait%C3%A9-contre-la-pollution-plastique-des-acteurs-africains-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9-civile-expriment-leurs-attentes\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">des soci\u00e9t\u00e9s civiles tr\u00e8s actives<\/a><\/strong>, ayant m\u00eame d\u00e9velopp\u00e9 une expertise technique et scientifique. \u00ab\u00a0<em>Le continent africain a \u00e9merg\u00e9 comme un leader dans cette crise. Sur 54 pays, 34 ont soit r\u00e9ussi \u00e0 bannir le plastique, soit adopt\u00e9 une loi dans l\u2019intention de le faire\u00a0<\/em>\u00bb,<em>\u00a0<\/em>explique Merrisa Naidoo.\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/20250731-gabon-vers-la-fin-des-sacs-plastiques-%C3%A0-usage-unique-dans-les-grandes-surfaces\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Le Gabon vient d\u2019annoncer<\/a><\/strong>\u00a0la fin des sacs \u00e0 usage unique.\u00a0\u00ab\u00a0<em>Mais sans mesures globales, ces mesures nationales ne peuvent qu\u2019\u00e9chouer.<\/em>\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0<em>Sur 34, 16 fonctionnent r\u00e9ellement et cela pose des probl\u00e8mes\u00a0<\/em>\u00bb, confirme Cheikh Ndiaye Sylla.<\/p>\n<p>L\u2019unit\u00e9 du continent dans ce dossier suscite le respect chez les observateurs, comme le juriste Tim Gabriel, expert de ces n\u00e9gociations \u00e0 l\u2019Agence d\u2019investigation environnementale, une ONG britannique : \u00ab\u00a0<em>Le groupe africain repr\u00e9sente l\u2019autorit\u00e9 morale dans ces n\u00e9gociations, avan\u00e7ant des positions ambitieuses sur les questions les plus saillantes. Dans l\u2019ensemble, il existe une unit\u00e9 d\u2019objectif et d\u2019ambition impressionnante.\u00a0<\/em>\u00bb Une source diplomatique fran\u00e7aise le soulignait la semaine derni\u00e8re\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Les pays africains sont tous tr\u00e8s en attente d\u2019un trait\u00e9 plastique.\u00a0<\/em>\u00bb<\/p>\n<p>Comme dans les Conf\u00e9rences onusiennes sur le climat (COP), les pays n\u00e9gocient par le biais de leur groupe d\u2019appartenance g\u00e9ographique ou culturelle (l\u2019UE, les pays arabes, etc.). En amont, le groupe Afrique n\u00e9gocie en interne pour aboutir \u00e0 une position commune qui sera d\u00e9fendue lors des rounds de n\u00e9gociations.<\/p>\n<p>Les pays en pointe dans ce dossier sont bien identifi\u00e9s\u00a0: le Ghana pr\u00e9side le groupe de n\u00e9gociateurs\u00a0;\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/20230602-pollution-plastique-juliet-kabera-%C3%A9liminer-plastique-il-faut-rendre-beaucoup-plus-cher-conference-paris\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">le Rwanda, qui co-pr\u00e9side la Coalition<\/a><\/strong>, a entre autres \u0153uvr\u00e9 pour obtenir (en vain) un objectif chiffr\u00e9 de baisser de 40% de plastique sorti d\u2019usine d\u2019ici \u00e0 2040. Il repr\u00e9sente l\u2019Afrique au Bureau du Comit\u00e9 intergouvernemental avec le S\u00e9n\u00e9gal. Ce dernier s\u2019est distingu\u00e9 en plaidant fort pour un m\u00e9canisme de financement sp\u00e9cialement d\u00e9di\u00e9 pour la mise en \u0153uvre du trait\u00e9. Le pays de la Teranga a aussi \u00e9lev\u00e9 la voix sur le point tr\u00e8s conflictuel du mode de prise de d\u00e9cision lorsque les discussions font du sur place. Cheikh Ndiaye Sylla r\u00e9p\u00e8te \u00e0 RFI ce qu\u2019il avait clam\u00e9 d\u00e8s la 2<sup>e<\/sup>\u00a0session de n\u00e9gociations : \u00ab\u00a0<em>Le consensus\u00a0tue la d\u00e9mocratie\u00a0parce qu\u2019un pays ou deux peuvent se lever et dire qu\u2019ils ne sont pas d\u2019accord.\u00a0<\/em>\u00bb\u00a0Encha\u00eenant\u00a0: \u00ab\u00a0<em>La position du groupe africain est claire\u00a0: si on n\u2019y arrive pas, on vote, \u00e0 la majorit\u00e9 des deux-tiers.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<h2>L\u2019Amcen 19\/2, \u00ab\u00a0\u00e9toile du Nord\u00a0\u00bb du groupe<\/h2>\n<p>Comment expliquer alors que seulement quinze pays du continent aient rejoint la Coalition de haute ambition, initi\u00e9e par la Norv\u00e8ge et le Kenya d\u00e8s 2022\u00a0? \u00ab\u00a0<em>Faire partie de la Coalition n\u2019est pas la seule fa\u00e7on d\u2019\u00eatre ambitieux dans les n\u00e9gociations<\/em>\u00a0\u00bb, nous r\u00e9plique Merrisa Naidoo. \u00ab\u00a0<em>En r\u00e9alit\u00e9, cette Coalition a manqu\u00e9 d\u2019ambition \u00e0 plusieurs reprises et est rest\u00e9e silencieuse dans les moments de tension. Le groupe de n\u00e9gociateurs africain a \u00e9t\u00e9 le bloc le plus ambitieux, main dans la main avec l\u2019Aosis<\/em>\u00a0[l\u2019Alliance des petits \u00c9tats insulaires, une quarantaine d\u2019\u00eeles ind\u00e9pendantes]. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>La majorit\u00e9 silencieuse n\u2019est pas forc\u00e9ment oppos\u00e9e \u00e0 la haute ambition,<\/em>\u00a0affirme\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/podcasts\/invit%C3%A9-afrique\/20220306-gilbert-kuepouo-sur-la-pollution-plastique-il-faudra-faire-payer-les-industriels\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Gilbert Kuepouo<\/a><\/strong>, observateur des n\u00e9gociations en tant que directeur du Centre de recherche et d\u2019\u00e9ducation pour le d\u00e9veloppement au Cameroun.\u00a0<em>Mais j\u2019esp\u00e8re qu\u2019\u00e0 Gen\u00e8ve ce nombre triplera, au moins.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Par ailleurs, la non-adh\u00e9sion d\u2019un pays \u00e0 la HAC ne signifie pas qu\u2019il refuse un trait\u00e9. \u00ab<em>\u00a0Les r\u00e9unions du groupe de n\u00e9gociateurs africains constituent un meilleur indicateur pour savoir lesquels en veulent ou pas,\u00a0<\/em>compl\u00e8te Tim Gabriel.\u00a0<em>Elles t\u00e9moignent d\u2019un soutien massif en faveur d\u2019un trait\u00e9 adapt\u00e9 \u00e0 l\u2019Afrique.\u00a0<\/em>\u00bb<\/p>\n<p>Plusieurs rencontres se sont succ\u00e9d\u00e9\u00a0en juillet \u00e0 Nairobi, termin\u00e9es le 18 par la 20<sup>e<\/sup>\u00a0Conf\u00e9rence des ministres africains de l\u2019Environnement (Amcen 20). Les dirigeants y ont r\u00e9affirm\u00e9 que la d\u00e9claration prise en 2023, l\u2019<strong><a href=\"https:\/\/wedocs.unep.org\/bitstream\/handle\/20.500.11822\/43789\/K2316003E-AMCEN-19-6-ADVANCE-REPORT.pdf?sequence=3&amp;isAllowed=y\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Amcen 19\/2<\/a><\/strong>, devait rester \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9toile du Nord\u00a0\u00bb de la position africaine. \u00ab\u00a0<em>La d\u00e9cision de l\u2019Amcen 19\/2 est fondamentale parce qu\u2019elle sanctuarise les priorit\u00e9s africaines pour le trait\u00e9. C\u2019est elle qui autorise nos n\u00e9gociateurs \u00e0 continuer de maintenir l\u2019ambition, elle est d\u2019ailleurs plus ambitieuse que toutes les propositions pr\u00e9sent\u00e9es par la Coalition jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent.\u00a0Pour cela, elle doit \u00eatre continuellement r\u00e9affirm\u00e9e\u00a0<\/em>\u00bb, insiste Marrisa Naidoo.<\/p>\n<p>Quelles sont ces priorit\u00e9s\u00a0? Premi\u00e8rement, la prise en compte de l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 du cycle de vie du plastique dans le trait\u00e9. Cela inclut de communiquer les donn\u00e9es de production, de consommation, d\u2019import et d\u2019export. C\u2019est l\u2019objet de l\u2019article 6, qui catalyse les tensions.<\/p>\n<p>L\u2019autre attente est de dresser une liste des composants chimiques dangereux pour la sant\u00e9 et ceux non recyclables afin de pouvoir les \u00e9liminer progressivement (articles 3 et 5). Par ailleurs, la conception en amont doit pr\u00e9voir de faciliter la recyclabilit\u00e9 et la r\u00e9utilisation puisque la toxicit\u00e9 ne dispara\u00eet pas au recyclage.<\/p>\n<p>Troisi\u00e8me souhait\u00a0: la cr\u00e9ation d\u2019un fonds multilat\u00e9ral pour permettre le financement des transformations n\u00e9cessaires dans les pays (article 11). Ce fonds doit \u00eatre ind\u00e9pendant exigent 151 pays d\u2019Asie-Pacifique, d\u2019Am\u00e9rique latine et d\u2019Afrique, et non plac\u00e9 sous l\u2019\u00e9gide du Fonds pour l\u2019environnement mondial (FEM), comme le souhaitent les pays d\u00e9velopp\u00e9s.<\/p>\n<p>Mais la pierre d\u2019achoppement est surtout\u00a0: qui doit payer et qui doit en b\u00e9n\u00e9ficier\u00a0? L\u00e0-dessus aussi, l\u2019Afrique est solidaire\u00a0: le principe pollueur-payeur doit primer, les pays en d\u00e9veloppement doivent en b\u00e9n\u00e9ficier. Si le groupe, par prudence politique, ne le demande pas, beaucoup souhaiteraient voir la Chine, qui en fabrique plus de 30%, mettre la main \u00e0 la poche et non recevoir les fonds. De m\u00eame que les riches p\u00e9tro-monarchies. \u00ab\u00a0<em>La d\u00e9finition de pays en d\u00e9veloppement dans ce contexte pose un vrai probl\u00e8me. L\u2019Afrique devrait avoir une position beaucoup plus tranch\u00e9e<\/em>\u00a0\u00bb, juge Gilbert Kuepouo, joint juste avant son d\u00e9part pour Gen\u00e8ve.<\/p>\n<h2>Des voix discordantes au sein du groupe<\/h2>\n<p>Si les Africains insistent tant sur l\u2019importance de s\u2019en tenir au socle de l\u2019Amcen 19\/2, c\u2019est que des fissures traversent le groupe. \u00ab\u00a0<em>On pourrait entendre davantage les pays africains,<\/em>\u00a0acquiesce Muriel Papin, de l\u2019ONG No Plastic in My Sea.\u00a0<em>Mais on sait qu\u2019ils font l\u2019objet d\u2019\u00e9norm\u00e9ment de pressions, notamment ceux dont la position est moins affirm\u00e9e.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Les Africains sont partag\u00e9s parce que c\u2019est un continent tr\u00e8s divers,\u00a0<\/em>ajoute la source diplomatique pr\u00e9-cit\u00e9e.\u00a0<em>Des pays<\/em>\u00a0[du groupe Afrique]\u00a0<em>font aussi partie du groupe des pays arabes et ce groupe-l\u00e0 est forc\u00e9ment tr\u00e8s influenc\u00e9 par les autres pays arabes producteurs de plastiques.\u00a0<\/em>\u00bb<\/p>\n<p>Certains gravitent \u00ab\u00a0naturellement\u00a0\u00bb dans le giron des \u00c9tats \u00ab\u00a0<em>like-minded<\/em>\u00a0\u00bb. Pour Tim Gabriel, \u00ab\u00a0<em>dans certains cas, c\u2019est pour des raisons g\u00e9opolitiques et culturelles. Dans de nombreux autres, c\u2019est parce que leurs \u00e9conomies sont tributaires de la production de combustibles fossiles et de produits p\u00e9trochimiques. Ils croient \u00e0 tort que le trait\u00e9 portera pr\u00e9judice \u00e0 ces industries.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Une analyse partag\u00e9e par le Camerounais Gilbert Kuepouo\u00a0: \u00ab<em>\u00a0Ils pensent que la r\u00e9duction demand\u00e9e au niveau mondial les affecterait. Mais m\u00eame si on mettait des plafonds, la production africaine de p\u00e9trole serait largement en dessous.\u00a0Le but n\u2019est pas de mettre fin \u00e0 la production p\u00e9troli\u00e8re ni de plastique mais de poser des limites aux grands producteurs pour que la part qui va dans la fabrication de plastique soit plus durable.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cheikh Ndiaye Sylla rench\u00e9rit\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Les pays africains ne seront pas affect\u00e9s au niveau \u00e9conomique parce qu\u2019on veillera \u00e0 ce que toutes les mesures nationales demand\u00e9es par le trait\u00e9 soient compens\u00e9es, accompagn\u00e9es en transfert de technologies, et m\u00eame en investissements, gr\u00e2ce au fonds qui doit \u00eatre mis en place.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Parmi les autres voix discordantes, l\u2019Afrique du Sud et l\u2019Ouganda se sont aussi positionn\u00e9es contre la prise en compte de l\u2019ensemble du cycle du plastique.\u00a0\u00ab\u00a0<em>L\u2019Afrique du Sud entretient des liens tr\u00e8s \u00e9troits avec son industrie, dont ses repr\u00e9sentants sont int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 la d\u00e9l\u00e9gation officielle,\u00a0<\/em>pr\u00e9cise une source interrog\u00e9e.\u00a0<em>Et l\u2019Ouganda se concentre sur\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/economie\/article\/2024\/01\/09\/en-ouganda-le-reve-des-milliards-du-petrole-eclipse-le-climat_6209805_3234.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">l\u2019exploitation de son p\u00e9trole<\/a><\/strong>\u00a0<\/em>[le\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/20241213-projets-p%C3%A9troliers-de-total-en-ouganda-des-ong-d%C3%A9noncent-une-nouvelle-vague-d-atteintes-aux-droits-humains\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">tr\u00e8s controvers\u00e9 projet Tilenga<\/a><\/strong>\u00a0de TotalEnergies, qui n\u2019a pas d\u00e9marr\u00e9]\u00a0<em>et d\u00e9fend le secteur des fossiles.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<h2>L\u2019Arabie saoudite met l\u2019unit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9preuve<\/h2>\n<p>Tiraill\u00e9s entre l\u2019envie de d\u00e9velopper leurs \u00e9conomies et celle de construire un avenir sans plastique, les pays africains peuvent \u00eatre fragilis\u00e9s. L\u2019Arabie saoudite l\u2019a compris. T\u00e9moignages et\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.nytimes.com\/2024\/11\/30\/climate\/saudi-arabia-global-plastic-treaty.html?smid=nytcore-ios-share&amp;referringSource=articleShare\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">couvertures m\u00e9diatiques<\/a><\/strong>\u00a0concordent\u00a0: Riyad exerce un lobbying intensif et larv\u00e9 qui s\u2019est accentu\u00e9 \u00e0 partir de Busan. Le royaume \u00ab\u00a0<em>investit d\u00e9sormais massivement dans sa diplomatie environnementale\u00a0<\/em>\u00bb, confiait un n\u00e9gociateur \u00e0\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.politico.eu\/article\/saudi-arabia-plastic-cheerleader-european-union-crude-oil-un-plastic-army-arab-gulf\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Politico<\/a><\/strong>\u00a0en janvier.<\/p>\n<p>RFI a ainsi appris qu\u2019une r\u00e9union informelle s\u2019est tenue \u00e0 Riyad les 23 et 24 juillet dernier avec les repr\u00e9sentants du Ghana, de l\u2019Angola, du S\u00e9n\u00e9gal, du Cameroun, du Nigeria et de Djibouti. \u00ab\u00a0<em>La r\u00e9union portera sur les points de divergences entre les parties, \u00e0 savoir : le financement et les mesures sur l\u2019amont<\/em>\u00a0\u00bb, indique la lettre d\u2019invitation du royaume, sign\u00e9e du chef de la d\u00e9l\u00e9gation saoudienne et envoy\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sidente ghan\u00e9enne du groupe Afrique. Objectif\u00a0: \u00ab\u00a0<em>renforcer les dispositions financi\u00e8res et parvenir \u00e0 la m\u00eame harmonie entre nos pays en ce qui concerne les questions de l\u2019amont\u00a0<\/em>\u00bb, qui incluent celle tr\u00e8s sensible de la production.<\/p>\n<p>Cheikh Ndiaye Sylla, qui y a particip\u00e9, n\u2019en fait pas myst\u00e8re\u00a0: \u00ab\u00a0<em>C\u2019est la continuit\u00e9 d\u2019une rencontre \u00e0 Busan<\/em>\u00a0\u00bb, retrace-t-il, pour \u00ab\u00a0<em>regarder les incompr\u00e9hensions et f\u00e9d\u00e9rer nos efforts pour pousser l\u2019accord dans le sens que tout le monde veut<\/em>\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0<em>La position africaine n\u2019a pas chang\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb, promet-il, en \u00e9cho au d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 du Nigeria. Il d\u00e9veloppe\u00a0: \u00ab\u00a0<em>La Norv\u00e8ge aussi a fait beaucoup de r\u00e9unions. Est-ce qu\u2019on le lui reproche ? Avec l\u2019Union europ\u00e9enne aussi on a beaucoup discut\u00e9, mais on n\u2019a pas trop avanc\u00e9. Des pays prennent des initiatives parce qu<\/em>e<em>\u00a0l\u2019avenir du plastique les concerne, il faut l\u2019entendre.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En juin dernier, au sommet de l\u2019ONU sur l\u2019oc\u00e9an, 96 pays ont sign\u00e9\u00a0<a href=\"https:\/\/www.ecologie.gouv.fr\/sites\/default\/files\/documents\/202506_The_Nice_wake_up_call_for_an_ambitious_plastics_treaty.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong>l\u2019Appel de Nice pour un trait\u00e9 ambitieux sur la pollution plastique<\/strong><\/a>, qui r\u00e9affirme l\u2019importance de r\u00e9duire la production de plastique. L\u2019Afrique s\u2019est retrouv\u00e9e divis\u00e9e en deux \u00e0 parts \u00e9gales : 27 pays ont sign\u00e9 le texte, 27 autres ne l\u2019ont pas fait. L\u00e0 encore, les raisons peuvent varier. Mais l\u2019abstention de certains, \u00e0 commencer par le leader rwandais, laissent des observateurs songeurs.<\/p>\n<p>En ao\u00fbt 2022, le Rwanda lance, avec la Norv\u00e8ge, la Coalition de haute ambition ; en ao\u00fbt 2024, il propose d\u2019inscrire le chiffre de r\u00e9duction de 40% de production plastique\u00a0; \u00e0 Busan, il conduit 43 pays africains \u00e0 soutenir des plafonds \u00e0 la production et fait l\u2019objet d\u2019une standing ovation pour son discours.<\/p>\n<p>Et puis, ces derniers mois, les signaux \u00e9mis sugg\u00e8rent un retrait tout en silence de la part du champion africain jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent tr\u00e8s vocal. En f\u00e9vrier 2025, le Rwanda\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/x.com\/serrarigroup\/status\/1890493453131227306\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">accueille une d\u00e9l\u00e9gation saoudienne<\/a><\/strong>\u00a0de la chambre de\u00a0 et lance un Conseil d\u2019affaires rwando-saoudien afin de d\u00e9velopper commerce et investissements. En mars, il s\u00e8che un dialogue du camp de l\u2019ambition, qu\u2019il co-pr\u00e9side pourtant, \u00e0 Oslo. Enfin en juin, le champion anti-plastique refuse, en d\u00e9pit des efforts fran\u00e7ais en ce sens, de signer l\u2019Appel de Nice.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Personne n\u2019est sous l\u2019influence de qui que ce soit,<\/em>\u00a0balaye Cheikh Ndiaye Sylla.\u00a0<em>Quand on n\u00e9gocie, il faut parler, maintenir le dialogue m\u00eame avec son pire opposant.<\/em>\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0<em>Vous savez, le S\u00e9n\u00e9gal a sign\u00e9 l\u2019Appel de Nice par solidarit\u00e9,<\/em>\u00a0glisse-t-il.\u00a0<em>Beaucoup aurait pu ne pas le signer\u00a0<\/em>\u00bb, en raison notamment du \u00ab\u00a0<em>d\u00e9lai trop court<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019observateur averti Gilbert Kuepouo s\u2019avoue \u00ab\u00a0<em>pr\u00e9occup\u00e9\u00a0<\/em>\u00bb par cette absence de signature. Mais il temp\u00e8re\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Je n\u2019ai pas l\u2019impression que la position du Rwanda ait chang\u00e9. Il reste ferme sur toutes les positions. S\u2019il y a des silences, ils sont plut\u00f4t \u00e0 mettre sur le compte de la prudence.\u00a0Attendons de voir quelle sera l\u2019attitude des uns et des autres \u00e0 Gen\u00e8ve pour avoir des certitudes.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ciment\u00e9e par la r\u00e9solution de l\u2019Amcen, l\u2019unit\u00e9 africaine ne devrait pas \u00eatre \u00e9branl\u00e9e. Le groupe d\u00e9fendra ses int\u00e9r\u00eats aupr\u00e8s des parties qui accepteront d\u2019entendre ses dol\u00e9ances sur le m\u00e9canisme financier. Pour Cheikh Ndiaye Sylla, pourtant voix d\u2019un pays membre de la Coalition, \u00ab\u00a0<em>entre l\u2019Arabie saoudite et ses amis et les pays du Nord, ce sont les pays du Nord qui bloquent\u00a0<\/em>\u00bb sur ce point. L\u2019Arabie saoudite devra toutefois \u00ab\u00a0<em>entendre\u00a0<\/em>\u00bb l\u2019importance de r\u00e9duire la production pour arr\u00eater la pollution parce que \u00ab\u00a0<em>le cycle de vie ne commence pas au produit mais aux polym\u00e8res. C\u2019est scientifique et c\u2019est ce qu\u2019on leur dit.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette influence saoudienne par le biais de pays proxys emp\u00eache le groupe d\u2019avoir une position unie \u00e0 100%. Car sur les questions souveraines, comme celle de la production, des \u00c9tats peuvent se d\u00e9solidariser et prendre la parole individuellement. Gilbert Kuepouo\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Les discussions sont en cours pour tenter de convaincre ces pays de rejoindre la position commune et de respecter l\u2019esprit de l\u2019Union africaine qui requiert que l\u2019Afrique s\u2019exprime d\u2019une seule voix sur les questions internationales.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Avec AFP<\/strong><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les n\u00e9gociations pour un accord sur la lutte contre cette pollution omnipr\u00e9sente reprennent \u00e0 Gen\u00e8ve ce mardi 5 ao\u00fbt, apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de la session de d\u00e9cembre 2024 \u00e0 Busan.\u00a0Dans ces discussions cliv\u00e9es, l\u2019Afrique a prouv\u00e9 qu\u2019elle \u00e9tait favorable \u00e0 un texte contraignant et ambitieux dans ses objectifs. 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