{"id":4743,"date":"2020-07-26T13:23:20","date_gmt":"2020-07-26T11:23:20","guid":{"rendered":"https:\/\/conakrynews.org\/?p=4743"},"modified":"2020-07-26T13:23:20","modified_gmt":"2020-07-26T11:23:20","slug":"afrique-decadence-apres-perte-pouvoir-ineluctable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/conakrynews.org\/index.php\/afrique-decadence-apres-perte-pouvoir-ineluctable\/","title":{"rendered":"Afrique: la d\u00e9cadence apr\u00e8s la perte du pouvoir est-elle in\u00e9luctable ?"},"content":{"rendered":"<p><em><\/em><\/p>\n<h1 class=\"name post-title entry-title\"><\/h1>\n<p class=\"post-meta\">\n<div class=\"clear\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-4744\" src=\"https:\/\/conakrynews.org\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Aveni4-660x330-515x258.jpg\" alt=\"\" width=\"515\" height=\"258\" srcset=\"https:\/\/conakrynews.org\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Aveni4-660x330-515x258.jpg 515w, https:\/\/conakrynews.org\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Aveni4-660x330.jpg 660w\" sizes=\"auto, (max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/>Beaucoup d\u2019observateurs s\u2019interrogent sur les causes de l\u2019effritement des partis au pouvoir en Afrique, d\u00e8s qu\u2019il y a une alternance au sommet de l\u2019Etat. Chaque analyste met un accent particulier sur l\u2019aspect qui lui semble le mieux soutenir sa r\u00e9flexion.<\/div>\n<div class=\"entry\">\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Quel que soit l\u2019angle d\u2019observation, les observateurs mettent en avant, essentiellement, des facteurs endog\u00e8nes qui refl\u00e8tent le fonctionnement interne du parti,\u00a0 et des facteurs exog\u00e8nes qui d\u00e9pendent de ph\u00e9nom\u00e8nes ext\u00e9rieurs, souvent impr\u00e9visibles pendant l\u2019exercice du pouvoir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Consid\u00e9r\u00e9 comme une propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e par son chef (pr\u00e9sident ou secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral), qui est \u00e9galement son fondateur dans la plupart des cas, le parti est dirig\u00e9 selon sa seule volont\u00e9. Il contr\u00f4le son fonctionnement comme bon lui semble. Il est le bailleur principal (voire unique) et d\u00e9signe d\u2019office les dirigeants de son parti, souvent en dehors de toute r\u00e8gle d\u00e9mocratique.\u00a0 En g\u00e9n\u00e9ral c\u2019est le degr\u00e9 de soumission, les marques d\u2019all\u00e9geance des uns et des autres qui d\u00e9terminent ses choix. Son emprise sur les instances du parti ne laisse aucune chance de survie \u00e0 ce dernier apr\u00e8s lui. \u00ab Apr\u00e8s moi, le d\u00e9luge \u00bb !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les \u00ab \u00e9ternels pr\u00e9sidents \u00bb de ces partis organisent des conventions internes juste par principe, pour se conformer \u00e0 la loi et non pour susciter une v\u00e9ritable comp\u00e9tition d\u00e9mocratique en leur sein, \u00e0 l\u2019effet de meubler les diff\u00e9rentes instances par des responsables comp\u00e9tents et engag\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Une fois au pouvoir, le soutien de l\u2019appareil d\u2019Etat rend incontr\u00f4lable le fonctionnement du parti par les seuls militants de base. Tous les hauts fonctionnaires (ou presque) troquent, chaque fois que l\u2019occasion se pr\u00e9sente, leurs costumes d\u2019administrateurs neutres et d\u00e9vou\u00e9s contre ceux de militants z\u00e9l\u00e9s du parti au pouvoir, pr\u00eats \u00e0 en d\u00e9coudre avec l\u2019opposition.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans ce train \u00e0 sens unique, un simple vacillement du pouvoir peut entrainer la perte de celui-ci et in fine la disparition du parti.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En Afrique l\u2019on se rappelle encore le triste sort de certains partis \u00c9tats que l\u2019on croyait in\u00e9branlables, mais dont on se souvient \u00e0 peine aujourd\u2019hui des noms.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Quelques exemples.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le 24 novembre 1965, c\u2019est le d\u00e9but d\u2019un r\u00e9gime autocratique dirig\u00e9 d\u2019une main de fer par Mobutu Sese Seko, avec un parti unique d\u00e9nomm\u00e9 Mouvement Populaire de la R\u00e9volution (MPR). Ayant pour pr\u00e9sident bien entendu le mar\u00e9chal sus nomm\u00e9. Ce parti ne tol\u00e9rait aucune voix discordante, aucune opinion contraire \u00e0 la vision de \u2018\u2019Papa Mar\u00e9chal\u2019\u2019. Les ex\u00e9cutions par\u00a0 pendaison (apr\u00e8s avoir eu les yeux crev\u00e9s) au stade Kamanyola (actuel stade des Martyrs) de quatre acteurs politiques le 1er\u00a0 juin 1966, sont de tragiques morceaux choisis dans l\u2019anthologie des crimes d\u2019Etat qui jalonnent l\u2019histoire de l\u2019Afrique postcoloniale. Leurs corps furent\u00a0 train\u00e9s dans les rues avant de finir dans le fleuve Congo (rebaptis\u00e9 \u00ab Za\u00efre \u00bb). Comme si c\u2018\u00e9tait hier ! crie-t-on encore en RDC.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s 32 ans de r\u00e8gne sans partage, alors que les rebelles de Laurent D\u00e9sir\u00e9 KABILA faisaient une entr\u00e9e triomphale \u00e0 Kinshasa, le dictateur Mobutu n\u2019eut le salut qu\u2019en prenant la fuite le\u00a0 17 mai 1997.\u00a0 D\u2019abord vers Lom\u00e9, la capitale togolaise, avant un exil au Maroc. Laissant derri\u00e8re lui des FAZ (Forces arm\u00e9es za\u00efroises) en d\u00e9bandade et des partisans livr\u00e9s \u00e0 la vindicte populaire. Mobutu y meurt le 7 septembre 1997 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 66 ans. Rong\u00e9 par un cancer, il pesait \u00e0 peine quarante kilos, \u00e9crivait alors le magazine Jeune Afrique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A la suite de sa mort, le MPR a sombr\u00e9. Comme on s\u2019y attendait.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Au Burkina Faso, le Congr\u00e8s pour la D\u00e9mocratie et le Progr\u00e8s (CDP) fut cr\u00e9\u00e9 le 5 f\u00e9vrier 1996 pour soutenir exclusivement Blaise Compaor\u00e9, devenu le seul ma\u00eetre \u00e0 bord apr\u00e8s l\u2019assassinat de Thomas SANKARA le jeudi 15 octobre 1987. Il \u00e9tait l\u00e0 pi\u00e8ce ma\u00eetresse du parti. Ceux qui ne voulaient pas d\u2019une pr\u00e9sidence \u00e0 vie furent \u00e9cart\u00e9s ou contraints \u00e0 l\u2019exil. L\u2019approbation par ses d\u00e9put\u00e9s d\u2019une \u00e9ventuelle modification de la constitution pour lui permettre de continuer \u00e0 g\u00e9rer le pays fut la goutte d\u2019eau qui d\u00e9borda le vase.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il dut fuir Ouagadougou face \u00e0 l\u2019ampleur de l\u2019insurrection populaire, gr\u00e2ce \u00e0 une \u00ab escorte de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise \u00bb le 31 octobre 2014.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Comme d\u2019autres, Blaise laissa derri\u00e8re lui un parti affaibli, sans pouvoir et sans militants (ou tr\u00e8s peu).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Vingt-sept ans apr\u00e8s son accession au pouvoir. Il ne reste de ce parti que quelques militants et des d\u00e9put\u00e9s dont le nombre ne permet m\u00eame pas de former un groupe parlementaire. L\u2019exc\u00e8s dans tous les domaines est nuisible, dit un adage.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En Guin\u00e9e, au lendemain du rappel \u00e0 Dieu du &lt;&lt; Guide Supr\u00eame &gt;&gt; le 26 mars 1984, les clivages internes qui couvaient au sein du parti au pouvoir \u00e9clat\u00e8rent au grand jour. Chacun des clans ayant la pr\u00e9tention d\u2019h\u00e9riter du fauteuil laiss\u00e9 vacant apr\u00e8s le rappel \u00e0 Dieu du Grand Syli. Les uns voulaient une succession normale avec le dauphin constitutionnel qui \u00e9tait le Premier ministre Lansana BEAVOGUI. D\u2019autres le jugeaient incapable ou indigne de succ\u00e9der au pr\u00e9sident d\u00e9funt. Certains de ses d\u00e9tracteurs, membres ou alli\u00e9s de la famille biologique du \u00ab Responsable supr\u00eame de la R\u00e9volution \u00bb, estimaient par exemple que le ministre Mamadi Keita, fr\u00e8re par alliance de la premi\u00e8re dame, \u00e9tait mieux indiqu\u00e9. Enfin, un troisi\u00e8me camp, parrain\u00e9 semble-t-il par le pr\u00e9sident ivoirien H. BOIGNY, misait plut\u00f4t sur un autre ministre guin\u00e9en, l\u2019ing\u00e9nieur Moussa Diakite.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ce sombre tableau de gu\u00e9guerres sur fond de positionnement ethnique ou familial entre \u00ab Pdgiste \u00bb servi de pr\u00e9texte \u00e0 l\u2019arm\u00e9e pour perp\u00e9trer le coup d\u2019\u00e9tat du\u00a0 3\/4\/ 1984. Une purge sans r\u00e9pit fut organis\u00e9e dans tout le pays. Des cadres du parti et\/ou ministres furent fusill\u00e9s sans proc\u00e8s. Les nouveaux ma\u00eetres du pays ax\u00e8rent l\u2019essentiel de leur programme au d\u00e9mant\u00e8lement de tous les acquis du PDG qu\u2019on jeta avec les m\u00e9faits (le b\u00e9b\u00e9 et l\u2019eau du bain). Les tomes de Sekou Tour\u00e9 et des archives de la nation furent calcin\u00e9s dans la banlieue de Conakry.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u00e0 \u00e9galement, le PDG a du mal \u00e0 survivre \u00e0 son embl\u00e9matique secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral. Du parti-Etat il ne reste plus aujourd\u2019hui qu\u2019une formation politique que les observateurs rangent volontiers dans la cat\u00e9gorie des \u00ab petits partis \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00c0 Mamou naquit le PUP, alors pr\u00e9sid\u00e9 par Elhadj Boubacar Biro Diallo, un ancien cacique du PDG. En fait, le vrai patron \u00e9tait le pr\u00e9sident Cont\u00e9, et le parti \u0153uvrait pour la continuit\u00e9 d\u2019un pouvoir qu\u2019il exer\u00e7ait depuis le 03\/04\/1984.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Contrairement au PDG, le pr\u00e9sident Lansana n\u2019a jamais permis \u00e0 son parti d\u2019\u00eatre v\u00e9ritablement au pouvoir. Il fut juste un parti du pouvoir qui n\u2019\u00e9tait jamais consult\u00e9 ni sur le choix des membres du gouvernement, ni celui les cadres civils et militaires ou les diplomates. Il fut cantonn\u00e9 dans le secteur de la propagande lors des \u00e9lections. Au terme de son premier\u00a0 mandat obtenu le 19\/12\/1993, c\u2019est Cont\u00e9 qui conduit encore la candidature du parti \u00e0 l\u2019\u00e9lection du 18 D\u00e9cembre 1998. Il pr\u00e9sentait quelques signes de maladie aux yeux de tout le monde sauf ses partisans. Le PUP \u00e9tait le parti par d\u00e9faut de tous les cadres de l\u2019administration. Le pire arriva en 2003, lorsque le m\u00eame pr\u00e9sident \u00e0 la mobilit\u00e9 tr\u00e8s r\u00e9duite, fut d\u00e9sign\u00e9 sous le slogan &lt;&lt;kouda\u00ef&gt;&gt;, c\u2019est \u00e0 dire \u00ab choisi pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9 \u00bb. La situation globale du pays \u00e9tait indescriptible, tant la mis\u00e8re et la rivalit\u00e9 entre les clans autour du pr\u00e9sident malade \u00e9taient extr\u00eames. Au terme d\u2019une longue maladie, il fut d\u00e9clar\u00e9 mort par le pr\u00e9sident de l\u2019assembl\u00e9e nationale, Aboubacar SOMPARE, dans la nuit du 22 d\u00e9cembre 2008.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le vide constitutionnel du fait de l\u2019ill\u00e9gitimit\u00e9 de l\u2019assembl\u00e9e nationale dont le mandat \u00e9tait largement d\u00e9pass\u00e9, permis \u00e0 une junte militaire de prendre les r\u00eanes du pouvoir. Dans tout le pays, le parti au pouvoir n\u2019avait plus personne pour prendre son lourd h\u00e9ritage. Ceux qui ne pouvaient pas changer d\u2019identit\u00e9 se d\u00e9clar\u00e8rent \u00eatre plut\u00f4t des \u00ab Conteiste \u00bb que des militants du PUP.\u00a0 Deux ans apr\u00e8s,\u00a0 le PUP n\u2019obtenait qu\u2019\u00e0 peine 1% au premier tour des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles de Juin 2010. H\u00e9las !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Quelques exemples des partis ayant surv\u00e9cu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En revanche, l\u2019on se doit de reconna\u00eetre que le sort de ces partis dans la p\u00e9riode qui suit leur perte du pouvoir n\u2019est pas toujours comme celui d\u00e9crit plus haut. Il est loisible de constater que d\u2019autres formations politiques ont surv\u00e9cu \u00e0 leurs fondateurs ou ic\u00f4nes charismatiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Parmi celles-ci, l\u2019ANC en Afrique du Sud occupe sans doute une place de choix. Son leader Nelson Mandela ayant eu la sagesse de songer \u00e0 passer la main \u00e0 d\u2019autres compagnons de lutte. Depuis l\u2019av\u00e8nement de l\u2019ANC au pouvoir, il reste toujours la premi\u00e8re formation politique du pays en d\u00e9pit de la disparition de certains leaders historiques dont Madiba.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans la m\u00eame zone g\u00e9ographique, le Mouvement populaire de lib\u00e9ration de l\u2019Angola (MPLA) fait dans la constance malgr\u00e9 le d\u00e9c\u00e8s d\u2019Agostino NETO et le d\u00e9part du pouvoir de son successeur Eduardo dos SANTOS. Ce dernier a pass\u00e9 le t\u00e9moin \u00e0 Jo\u00e3o LOUREN\u00e7OLE le mardi 26 Septembre 2017. A l\u2019occasion, il tiendra ces propos : \u00ab Il n\u2019existe aucune activit\u00e9 humaine \u00e9pargn\u00e9e par les erreurs, j\u2019assume celles que j\u2019ai faites car on dit que l\u2019on apprend de ses erreurs. Je vous laisse mon h\u00e9ritage pour que vous puissiez continuer \u00e0 marcher sur des chemins s\u00fbrs \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il faut cependant pr\u00e9ciser que l\u2019ANC et le MPLA n\u2019ont pas encore fait l\u2019exp\u00e9rience de la perte du pouvoir. Si un jour cela se produisait, qu\u2019adviendra-t-il ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sur la sc\u00e8ne africaine, comme on le dirait de fa\u00e7on triviale, la balle est dans le camp de certains partis actuellement au pouvoir. Au nombre desquels, on pourrait citer le RPG Arc-en-ciel du pr\u00e9sident Alpha CONDE, le Rassemblement pour le Mali (RPM) d\u2019Ibrahim Boubacar Keita, l\u2019Alliance Pour la R\u00e9publique (APR) de Macky SALL ou encore le Rassemblement des Houphou\u00ebtistes pour la d\u00e9mocratie et la paix (RHDP) pr\u00e9sid\u00e9 par Alassane Ouattara.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Que sera leur sort ? L\u2019histoire nous \u00e9difiera.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>S\u00e9kou SACKO<\/p>\n<p>Pr\u00e9sident de l\u2019ONG CITOYENS ACTIFS _ CITACTS<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>S\u00e9kou SACKO<\/p>\n<p>Pr\u00e9sident de l\u2019ONG CITOYENS ACTIFS _ CITACTS<\/p>\n<p>Tel 622333436<\/p>\n<p>E-mail :\u00a0<a href=\"mailto:sekousacko0905@gmail.com\">sekousacko0905@gmail.com<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Beaucoup d\u2019observateurs s\u2019interrogent sur les causes de l\u2019effritement des partis au pouvoir en Afrique, d\u00e8s qu\u2019il y a une alternance au sommet de l\u2019Etat. 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