Le Conseil de discipline du ministère de la Sécurité et de la Protection civile s’est réuni en session extraordinaire, le jeudi 5 novembre 2026, pour examiner le dossier de six fonctionnaires de police. Ces derniers sont mis en cause dans une affaire impliquant des allégations d’extorsion et de viol de mineurs dans la capitale.
Selon les précisions apportées par le commissaire divisionnaire de police Kerfala Camara, président du Conseil de discipline, cette procédure découle d’une enquête menée par l’Inspection générale de la police. Cette investigation a été ouverte sur instruction de la tutelle ministérielle, à la suite de signalements et d’accusations diffusés sur les réseaux sociaux. Il a toutefois tenu à rappeler que le champ de compétence du conseil se limite strictement aux manquements d’ordre disciplinaire, et que les sanctions applicables seront fixées en tenant compte de la gravité des infractions qui seront retenues.
Intervenant à son tour, Kémo Oularé, chef de cabinet du ministère, a exhorté les membres de l’instance à observer la plus grande rigueur, le calme et l’impartialité nécessaires. Il a également insisté sur l’impératif de respecter scrupuleusement la présomption d’innocence ainsi que les droits de la défense tout au long des délibérations.
Cette audience disciplinaire s’inscrit dans une démarche globale visant à consolider l’exemplarité et la rigueur au sein des rangs de la Police nationale, tout en œuvrant au renforcement des liens de confiance entre les forces de l’ordre et les citoyens.
Guineequotidien







