Lancé en 2019, WIDU.africa a été déployé « avec succès » au Cameroun, en Éthiopie, au Ghana, au Kenya, au Togo et en Tunisie, où il a, à ce jour, soutenu plus de 7 600 entreprises et contribué à la création et à la préservation de plus de 18 000 emplois, dont plus de la moitié occupés par des femmes, a-t-on rappelé.
Subventions et accompagnement personnalisé
Outre les pays africains concernés, le programme couvre les 27 États membres de l’Union européenne, ainsi que la Suisse et la Norvège. Il opère via une plateforme numérique unique (www.widu.africa) facilitant l’investissement conjoint entre les membres de la diaspora et les entrepreneurs (amis ou proches) dans leurs pays d’origine.
Le programme prévoit des subventions allant jusqu’à 3 000 euros pour les nouveaux projets et 5 000 euros pour les entreprises en phase de développement, assorties de trois sessions de coaching personnalisé destinées à soutenir une croissance durable. Il met également les entrepreneurs en relation avec des opportunités techniques et financières au sein des écosystèmes entrepreneuriaux locaux.
Une attention particulière est accordée aux entreprises dirigées par des femmes et des jeunes, ainsi qu’aux secteurs de la santé et de la nutrition et aux activités vertes et à faible émission de carbone, conformément aux priorités des partenaires du programme.
Transferts de la diaspora : un potentiel d’investissement encore sous-exploité
Chaque année, plusieurs milliards d’euros sont transférés par les Africains résidant en Europe à destination de leurs familles et proches en Afrique. Toutefois, l’essentiel de ces fonds est consacré aux besoins quotidiens, et seule une part limitée est directement investie dans les entreprises.
WIDU.africa vise à convertir les transferts de fonds de la diaspora, traditionnellement consacrés à la consommation à court terme, en investissements entrepreneuriaux durables et productifs, générateurs d’un impact économique pérenne pour les familles. En Afrique, les petits entrepreneurs rencontrent souvent des difficultés pour lancer et développer leurs activités, faute de capitaux de départ suffisants.
Avec dpa-news






