La cérémonie de lancement de la campagne de vulgarisation de l’avant-projet de nouvelle constitution par le consortium la société civile (CNOSCG-CONASOC), a été officiellement ce samedi 2 août 2025, dans les locaux du CNOSCG en présence des partenaires techniques et financiers et des représentants à la base. À travers ses membres, les deux sociétés civiles les plus représentatives du pays comptent entreprendre une vaste campagne de vulgarisation dans les régions administratives de la moyenne et la Guinée-Forêstière.
Après la rédaction de l’avant-projet de nouvelle constitution, l’heure est à sa vulgarisation. C’est dans cette dynamique, le président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne a annoncé une large vulgarisation à l’intérieur du pays. La cérémonie, organisée au siège social de Dixinn, a connu la présence des partenaires techniques et financiers ( PNUD et Ambassade du Japon en Guinée). Ce retour vers la population a pour but d’expliquer les choix fondamentaux qui ont été faits et d’en débattre avec les citoyens pour s’assurer que le texte reflète leurs aspirations. En parlant du projet de la nouvelle constitution, le président du CNOSCG a salué le travail du conseil national de la transition
« Pour la première fois, dans notre histoire, les guinéens de tous les horizons, ont été écouté, consulté et associé. Partis Politiques, syndicats, organisations communautaires , femmes, jeunes, leaders religieux et citoyens ordinaires , la diaspora et les personnes vivants avec handicap. C’est une constitution écrite avec le peuple par le peuple. C’est pour cette raison qu’elle doit être comprise, vulgarisé, approprié par chaque guinéen. Alors, l’intérêt de cette vulgarisation dépasse largement la connaissance formelle de texte de loi. Il s’agit d’une reappropriation collective de notre destin commun. Parce que, cette nouvelle constitution, consacre des innovations majeurs qu’aucun citoyen ne doit l’ignoré. Pour la première fois, elle consacre la candidature indépendante à toutes les élections. C’est une révolution démocratique, elle permet à tout citoyen, compétent et intègre, n’apartenant aucun partis politique, de se porter candidat, c’est un acte d’ouverture du champ politique, une brèche de liberté, une reconnaissance des talents non partisans, souvent marginalisés. Elle instruit le droit de pétition, qui permet désormais, à tous groupes de citoyens, d’interpeller légalement les autorités, sur une question d’intérêt national. C’est la consécration d’une citoyenneté active, d’une république où la parole du peuple ne s’arrête plus au jour du vote, mais se prolonge dans l’action quotidienne, dans la redevabilité permanente. Cette constitution est la proclamation de la gratuité de l’éducation de base, faisant de l’instruction de droit accessible à tous, sans distinction de revenu ou de l’origine. C’est un acte de justice sociale, un investissement dans notre avenir collectif et surtout, une arme contre l’exclusion. Elle prévoit également, l’instauration d’un Sénat, chambre haute du parlement, conçu pour représenter les collectivités, les couches professionnelles, les sages et d’autres forces vives. Le Sénat jouera un rôle défini d’institutionelle, de recule du législatif, de modération. C’est une avancée structurelle, qui renforce la décentralisation et la voix des territoires. Cette constitution marque également, une évolution de nos langues nationales, comme vecteur de transmission du savoir, de la culture et de l’administration. C’est une réhabilitation identitaire, un acte de souveraineté, qui rapproche l’Etat de ses citoyens, en parlant leur langue, pour ne citer que celui-ci. », a expliqué Gabriel Haba.
Selon nos informations Des rencontres seront organisées avec les cadres des services déconcentrés de l’État, les populations où les choix politiques du projet seront expliqués. En parallèle, le CNOSCG- CONASOC va inclure l’ensemble des acteurs sociaux, leur permettant de débattre sur les contenus de cet avant-projet constitutionnel. Pour s’assurer que le message soit compris par le plus grand nombre, le Consortium ( CNOSCG-CONASOC), mise sur une communication multilingue. Des tables rondes seront organisées et les échanges vont se faire en langues locales
« Dans ce processus, elle es porteuse de voix, bâtisseur de confiance, médiateur entre l’Etat et les citoyens. Donc, le rôle di CNOSC dans cette vulgarisation, est central, il ne s’agit pas seulement de diffuser les textes, il s’agit d’en faire comprendre l’esprit, les valeurs et les implications dans la vie quotidienne. Dans cette optique, le CNOSC-G et ses partenaires ferons avec des méthodes classiques, causerie, assemblée, dialogue communautaire, porte à porte, mais également, en exploitant des outils de notre temps, campagne numérique, capture vidéo, en langues locales, plate-forme interactive, émission radios et télé participative. Mais, vulgarisé c’est aussi s’approprier et s’approprier de cette nouvelle constitution, c’est devenir ces gardiens vigilants, ces défenseurs permanents, des remparts contre toute tentative de redression. C’est dans cette optique que la société civile s’engage à veiller, au delà de la transition, au respect des principes contenus, dans nos textes de lois. Voilà pourquoi, la société civile n’a pas manqué de rappeler à l’Etat ici, que la société civile est un partenaire stratégique dans le processus de transition, sa participation est une garantie de transparence, de légitimité, de redevabilité et d’adhésion citoyenne. C’est pourquoi, elle nous appelle à une collaboration forte, sincère et respectueuse entre les institutions de la République et la société civile, pas seulement, pour cette phase de vulgarisation, mais pour la refondation entière de notre contrat social. Cette campagne ayant lancé aujourd’hui, n’est pas une simple campagne, c’est un acte historique, c’est le début d’un pacte républicaine renouvelé, d’une Guinée qui se regarde en face, qui écoute ses enfants et qui se donne une constitution à son image, libre, inclusif, équitable et encré dans ses réalités.», a-t-il poursuivi, le Président du CNOSCG.
En s’adressant aux participants, le représentant du PNUD à cette cérémonie, a invité les guinéens de faire une preuve de maturité lors du référendum du 21 septembre prochain. Il rappelle que le vote est un acte civique et que chaque guinéen à l’âge de voter doit participer à cette période cruciale.
Mohamed Camara










