Le week-end dernier, une cérémonie de présentation de vœux a été organisée par la Haute Autorité de la Communication (HAC), au siège de ladite institution situé dans la commune de Kaloum.
En marge de cette présentation de vœux du nouvel an, des organisations, mais aussi et surtout certaines personnalités du monde du paysage médiatique guinéen ont été gratifiées, d’aucunes de satisfecits, d’autres de reconnaissances, mais combien exaltantes pour ces dernières, surtout lorsque cela vient de la part d’une institution comme la HAC.
Parmi ces personnalités ayant bénéficié d’une reconnaissance, le Directeur Général de la Maison de la Presse de Guinée, Hassane Kaba, adepte de l’humilité. Ce dernier ne s’y attendait visiblement pas du tout, à tant d’honneur et de considération.
Pendant que le récipiendaire du satisfecit qui se trouve être le président de l’Association guinéenne de la presse en ligne (AGUIPEL), Amadou Tham Camara, attendait encore, le président de la Haute Autorité de la Communication, Boubacar Yacine Diallo, en compagnie du maître de la cérémonie, Jean Baptiste Williams, a laissé entendre ceci sur l’estrade de l’hôtel du 25 août 1958. Un lieu chargé d’histoire.
« …Pas besoin de présenter l’AGUIPEL ni son président. Mais je tenais à faire remettre ce satisfecit par un journaliste irréprochable. Un journaliste qui n’a jamais violé ni l’éthique ni la déontologie. Un journaliste qui, même après avoir bénéficié de bourses de formation à l’étranger, notamment en France, est toujours revenu servir son pays. Et pourtant, peu de personnes parlent de lui, alors qu’il est ici, parmi nous », a d’emblée fait remarquer le président de la HAC devant un parterre d’hommes de médias, toutes générations confondues.
Puis de décliner l’identité de l’intéressé en ces termes : « Il a assumé des responsabilités majeures dans sa longue carrière : directeur de publication, président de l’Association des Éditeurs de la Presse Indépendante de Guinée (AGEPI), avant de devenir aujourd’hui président de la Maison de la Presse de Guinée, Hassane Kaba. C’est ce journaliste qui mérite pleinement cette reconnaissance. Il porte dignement ce chapeau. Félicitations. »
« Rien à dire », « Il le mérite », « La HAC ne s’est pas trompée », « Ça été mûrement réfléchi », a-t-on entendu dire dans le public.
Cette reconnaissance de la part de la Haute Autorité de la Communication fait figure d’une rare exception, pour ne pas dire qu’il s’agit d’une première dans le pays. Ce, au moment où l’intégrité du cadre guinéen ou tout moins du journaliste est mise à rude épreuve.
Il convient de rappeler qu’avant la Maison de la Presse de Guinée, Hassane Kaba a suivi une formation au Canada, suivi un stage au Japon, puis pris part à un séminaire aux Etats-Unis. Il a pendant près d’une décennie dirigé le Groupe de presse : L’Indépendant-Le Démocrate.
Par Richard Tamoné






