En Afrique de l’Ouest, le détournement d’armes des arsenaux nationaux alimente les groupes armés non étatiques.
L’Allemagne a fait don de machines et de kits de marquage d’armes légères et de petit calibre (ALPC) au ministère de la Défense nationale de la Guinée, afin de renforcer les capacités du pays en matière de traçabilité, de contrôle et de lutte contre le détournement et la prolifération illicite de ces armes. Ces équipements spécialisés sont offerts par le Centre international de Bonn pour les études sur les conflits (Bonn International Center for Conflict Studies, BICC), un think tank allemand indépendant spécialisé dans la recherche sur la paix et les conflits. 

Le BICC est partenaire de la coopération allemande et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), notamment dans la lutte contre la prolifération illicite des armes légères dans la sous-région.

Les machines et kits de marquage ont été remis au ministère par l’ambassadrice d’Allemagne, Irene Biontino, accompagnée de David Haffner, conseiller paix et sécurité du BICC. L’initiative vise à améliorer l’identification des armes, à soutenir les efforts de sécurisation nationale et à contribuer à la prévention des conflits armés, a indiqué l’ambassade d’Allemagne.

« Assurer un marquage fiable et conforme aux standards internationaux »

« Grâce à ces équipements spécialisés, les services compétents disposent désormais de moyens techniques renforcés pour assurer un marquage fiable et conforme aux standards internationaux », a-t-on ajouté. Selon le ministère de la Défense, ces équipements seront mis à la disposition de la Commission nationale de la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (ComNAT-ALPC), organe public chargé de la coordination de la politique nationale de contrôle des armes légères.

La commission prévoit une utilisation optimale de ces équipements pour une gestion plus efficiente des stocks d’armes étatiques, a précisé le ministère, ajoutant que l’initiative vise à faciliter le contrôle des armes légères et de petit calibre conformément aux normes prévues par la convention de la CEDEAO.

En Afrique de l’Ouest, la porosité des frontières, le trafic transfrontalier et le détournement d’armes issues des arsenaux nationaux (police, armée) constituent des sources majeures d’approvisionnement pour les groupes armés non étatiques, selon des enquêtes citées par le ministère. L’Afrique subsaharienne demeure l’une des régions les plus touchées par l’insécurité, le banditisme, le trafic illicite d’armes et l’insécurité transfrontalière, a-t-il rappelé, soulignant que le contrôle efficace des armes légères reste une condition essentielle pour la stabilité régionale.

 

Avec dpa-news