Au Cameroun, 142 détenus de la crise post-électorale d’octobre 2025 ont comparu devant le tribunal militaire de Yaoundé, le 8 janvier 2026. En détention préventive, depuis plus de deux mois, comme près de 2 000 autres personnes, dans le pays ils sont jugés pour « propagation de fausses nouvelles, attroupement, rébellion en groupe et défaut de carte d’identité » pour avoir participé aux manifestations contre les résultats de la présidentielle du 12 octobre dernier, donnant Paul Biya vainqueur. Les familles dénoncent une injustice.
Jeune avocat franco-sénégalais de 31 ans, Seydi Ba fait parler de lui. Il publie un livre coup de poing sur sa vie d’avocat pénaliste : « Comme on traverse un feu » (éditions JC Lattès). Enfant des quartiers populaires, aujourd’hui au barreau de Paris, il raconte l’intensité des comparutions immédiates, les nuits au dépôt, les injustices raciales et sociales… mais aussi la beauté de la robe d’avocat, ce qu’elle exige, ce qu’elle incarne. Une voix singulière qui mêle l’intime au politique.
Avec AFP






