À Téhéran, tout a commencé avec un rassemblement de plusieurs centaines de personnes rassemblées devant l’une des entrées du Grand bazar de Téhéran. La police anti-émeutes est intervenue en lançant du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Mais peu après, d’autres manifestations se sont déroulées dans le quartier du bazar et d’autres endroits rassemblant des plusieurs milliers de personnes, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.
Les forces anti-émeutes ont de nouveau lancé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Une de ces grenades est tombée dans un hôpital, provoquant beaucoup de colère sur les réseaux sociaux.
Plusiers milliers de manifestants à Abdanan
Des manifestations plus importantes que les jours précédents ont également eu dans de nombreuses villes de province. Dans la petite ville d’Abdanan, située à la frontière avec l’Irak, qui compte à peine 25 000 habitants, plusieurs milliers de personnes ont manifesté.
Sur les vidéos, on voit la foule passer devant un commissariat où les policiers s’étaient réfugiés sur le toit, saluant la foule avec des gestes de la main. Plusieurs banques et bâtiments publics ont été incendiés dans la ville. Mercredi 7 janvier au matin, le chef de la police a de nouveau affirmé que les forces de l’ordre agiront contre les fauteurs de troubles et que le calme sera rétabli.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé mercredi 7 janvier les forces de l’ordre à ne prendre « aucune mesure » à l’encontre des manifestants, tout en faisant une claire distinction avec « les émeutiers », selon des propos rapportés par l’agence de presse Mehr.
Téhéran considère comme une « menace » les déclarations de Turmp et de Netanyahu
Par ailleurs, l’Iran considère comme une « menace » les déclarations du président américain et du Premier ministre israélien concernant les manifestations en cours « et ne tolérera pas que cela se poursuive sans répondre », a déclaré mercredi le chef de l’armée iranienne, le général Amir Hatami, cité par l’agence Fars. « L’Iran islamique considère l’escalade de la rhétorique ennemie contre la nation iranienne comme une menace et ne tolérera pas que cela se poursuive sans répondre ».
Le président américain Donald Trump a menacé ces derniers jours d’intervenir militairement en Iran si des manifestants étaient tués, tandis que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu leur a apporté son soutien.
Avec RFI






