Face à l’émotion suscitée par les opérations de libération des voies publiques, le Chef de l’État a pris la parole ce vendredi 30 janvier 2026. Entre fermeté sur les objectifs de salubrité et volonté d’apaisement, il récuse toute volonté de sanctionner les populations.

​Le climat était à l’inquiétude dans les rues du Grand Conakry. Interpellé par les groupements de femmes et les riverains impactés par les récentes démolitions et déguerpissements, le Président de la République Mamadi Doumbouya a délivrer un message de « pédagogie et de compassion ».

​Pour le Chef de l’État, le constat est sans appel, l’occupation anarchique des abords des routes constitue un péril immédiat pour les citoyens. « Vendre ou vivre au bord des routes expose chaque jour nos mères et leurs enfants », a-t-il martelé.

​Le président a dressé une liste noire des risques liés à cette occupation. En se focalisant sur l’exposition directe à la pollution et aux maladies respiratoires.

Problèmes d’insalubrité alimentaire affectant la santé des consommateurs.

​​Conscient de l’impact social de ces mesures, Mamadi Doumbouya a tenu à rassurer les actrices économiques du secteur informel, qu’il appelle affectueusement ses « chères mamans ». Selon lui, cette opération ne doit pas être perçue comme un désaveu de leur courage, mais comme une étape nécessaire vers une « Guinée plus sûre et plus organisée ».

​« Aucune nation ne peut se développer durablement si ses routes deviennent des marchés improvisés », a affirmé le président, érigeant la discipline collective en pilier du développement national.

​L’annonce la plus attendue concernait l’avenir des commerçants déguerpis. Le Chef de l’État a assuré que le gouvernement, de concert avec les autorités locales, est activement à la recherche d’espaces adaptés et sécurisés. L’objectif affiché est de permettre la poursuite des échanges commerciaux dans des cadres respectant la dignité humaine et les normes de santé publique.

​En conclusion de son allocution, le Président a appelé à la « confiance et à la patience », promettant que les sacrifices d’aujourd’hui garantiront la protection des générations futures. Reste désormais à voir à quelle vitesse les solutions de relocalisation seront concrétisées sur le terrain pour apaiser durablement la grogne sociale.

Source:envergure224.com