Cet appel est fondé sur l’engagement direct des États, la production locale de vaccins, des systèmes WASH intégrés et une réponse continentale coordonnée. Il intervient à un moment où les épidémies de choléra constituent « des menaces graves pour l’architecture sociale, économique et sécuritaire du continent ».
L’appel met l’accent sur la mobilisation de « financements domestiques » dédiés. Ces ressources soutiendront les piliers de la réponse au choléra, notamment par des investissements accélérés dans les infrastructures d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène dans les communautés à haut risque.
Pour sécuriser les fournitures essentielles, les leaders africains se sont engagés à soutenir les initiatives visant un accès rapide aux produits vitaux comme le renforcement de la fabrication locale de vaccins contre le choléra. Moins d’un pour cent des doses de vaccin utilisées en Afrique sont fabriquées localement.
Les dirigeants africains ont appelé Africa CDC à créer une équipe continentale de gestion d’incidents, sur le modèle de la réponse au Mpox (variole du singe). Cette structure, codirigée avec l’OMS en collaboration avec l’UNICEF, coordonnera et intensifiera les efforts pour maîtriser les épidémies actuelles.
L’appel place les communautés au cœur de l’action, reconnaissant leur rôle essentiel. Le secteur privé et la société civile sont également appelés à se mobiliser pour investir dans les infrastructures, promouvoir l’innovation et garantir l’engagement citoyen pour atteindre l’objectif d’ici 2030.
Les responsables africains ont exprimé leur inquiétude face au choléra en Afrique. La situation, déjà préoccupante, est aggravée par l’accès limité à l’eau, les infrastructures sanitaires insuffisantes, les conflits, les déplacements de populations et les événements climatiques extrêmes.
Avec dpa-news






