Ce mercredi 24 Septembre 2025,dans une déclaration qu’il a tenue à la primature,le premier ministre Chef du Gouvernement, Ahmadou Oury Bah s’est réjoui de la victoire du Oui avec 89,38% des suffrages, après la publication des résultats globaux provisoires par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.Par la même occasion, le patron de la primature a salué l’esprit de maturité des populations guinéennes à l’issue du scrutin référendaire du Dimanche 21 Septembre 2025.

Ci-dessous déclaration

Je suis heureux d’adopter une constitution qui, selon les chiffres donnés par le ministère de l’administration du territoire, l’emporte avec 89,38% des suffrages exprimés, avec une participation de l’ordre de 86,42%. C’est une étape importante pour le retour à l’ordre constitutionnel, mais ce référendum a des significations encore beaucoup plus profondes, marquées principalement par un taux de participation particulièrement significatif, qui consacre une réelle légitimité à la constitution ainsi adoptée par le peuple de Guinée. Cette signification est encore profonde du fait que ça illustre la réconciliation de l’État et de la société civile fondamentale.

Chers compatriotes, au nom du président de la République, chef de l’État, le géant Au nom du gouvernement de la République, nous vous adressons nos sincères félicitations et nos remerciements les plus solennels.

Chers compatriotes, le gouvernement salue la maturité dont vous avez fait preuve durant ce processus référendaire. C’est une belle illustration du renouveau de notre pays.

Le référendum du 21 septembre 2025 a été également une appropriation par l’ensemble du peuple de Guinée, de toutes les régions du pays, des villes comme des villages et également de nos compatriotes dans la diaspora. Vous vous êtes mobilisés pour accomplir vos devoirs citoyens dans la paix, la discipline et avec une maturité démocratique exemplaire. Aucun incident notable, aucun blessé, aucune perte en vie humaine.

C’est une victoire civique par rapport à une fatalité qui nous avait poursuivie pendant très longtemps. Ce succès est également le fruit d’une préparation rigoureuse, un recensement national d’envergure, une liste électorale crédible, une direction générale des élections efficaces et l’accréditation d’observateurs nationaux et internationaux impartiaux qui ont contribué à la crédibilisation du processus qui vient d’être engagé par la République de Guinée. Le scrutin s’est déroulé dans la transparence et le respect mutuel.

Ce oui est un mandat de confiance, une exigence de transformation. Il ouvre la voie aux prochaines étapes du processus du retour à l’ordre constitutionnel à savoir la présidentielle, les législatives et les communales, sans oublier les régionales et les sénatoriales. Le oui comme le non a exprimé la vitalité de notre démocratie.

Nous saluons la mobilisation citoyenne exemplaire et rendons hommage à tous les acteurs du processus, en Guinée comme à l’étranger. Aux partis politiques et à leurs responsables, aux syndicats et aux organisations de travailleurs, aux jeunes et aux femmes dont l’énergie a donné une âme au scrutin. Aux sages leaders communautaires, organisations de la société civile pour leur rôle d’apaisement et pour leur action pour une appropriation approfondie du projet constitutionnel par l’écrasante majorité de nos compatriotes.

Aux forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme, aux agents de santé, aux médias, aux communicants, aux observateurs et à la DGE pour leur engagement sans faille.

Au gouvernement et à l’ensemble des institutions de notre pays, il faut également reconnaître que ce processus qui a été engagé a toujours été soutenu avec détermination et force par le président de la République, le géant Mamadi Doumbouya. Le oui n’est pas la victoire d’un camp contre un autre, mais celle de la Guinée toute entière.

A ceux qui ont voté non, nous leur disons « votre voix compte également ». Le dialogue et la réconciliation resteront au cœur de l’action du gouvernement. L’État, tel que nous l’envisageons et tel que nous le souhaitons, doit disposer de contre-pouvoirs efficaces, indispensables pour la construction d’une démocratie enracinée et pour le respect des engagements constitutionnels pour lesquels l’ensemble des acteurs devront en faire leur viatique pour l’action publique. L’efficacité nécessaire exige des ressources humaines de qualité, avec une vision ouverte, constructive et un sens élevé de la responsabilité de l’État.

C’est en ce sens que les contre-pouvoirs, quels que soient ceux qu’on peut penser de l’action gouvernementale, les contre-pouvoirs pourront être des éléments qui vont accompagner la construction de l’édification d’une société démocratique, résiliente et moderne. Le CNRD est en train de remplir ses engagements vis-à-vis du peuple de Guinée. Une nouvelle étape s’ouvre, celle de la poursuite de la mise en œuvre du processus de retour de manière complète à l’ordre constitutionnel, à savoir les élections telles que je l’ai indiquées tout à l’heure, présidentielles, législatives, communales, sénatoriales et régionales.

L’État moderne a besoin de tout cela. Pour assurer une implication la plus profonde de l’ensemble des acteurs et des citoyens dans la construction de l’État et de la société. Cet État moderne, inclusif et résilient devra être fondé sur une économie diversifiée, avec une valorisation la plus poussée de l’ensemble du potentiel humain.

Le programme Simandou 2040 nous donne les raisons d’espérer. Ce moment historique s’inscrit dans la Semaine nationale de la souveraineté, à l’occasion du 67e anniversaire de notre indépendance, sous le thème « S’inspirer du passé pour construire le futur ensemble ». Le 21 septembre 2025, le peuple souverain de Guinée a tracé un chemin vers un avenir républicain et démocratique. C’est le début d’un nouveau cycle politique que nous souhaitons vertueux, qui apportera la stabilité, la paix, la démocratie et le développement dans cette partie de l’Afrique.

Vive la démocratie, vive la République, vive la Guinée.

Je vous remercie.

Conakrynews.org