Un différend oppose actuellement l’Association Guinéenne des Éditeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) à la Direction Générale des Élections (DGE) autour de la remise d’un chèque prévu dans le cadre d’une convention signée entre les deux institutions.

Selon les responsables de l’AGEPI, l’association n’est toujours pas entrée en possession de ce chèque, malgré la signature officielle de la convention avec la Directrice générale de la DGE, Mme Djenabou. Des images de cette cérémonie de signature sont d’ailleurs avancées par l’association pour attester de l’existence de cet engagement.

L’AGEPI affirme que le blocage proviendrait du chargé de communication de la DGE, Cheick Sadibou N’Doye. D’après l’association, ce dernier soutiendrait qu’il existe deux entités se réclamant de l’AGEPI, ce qui empêcherait la remise du chèque à un seul bénéficiaire.

Pourtant, les responsables de l’AGEPI rappellent que c’est ce même responsable de la communication qui aurait pris contact avec leur président, Aboubacar M’Mah Soumah, afin de finaliser la signature de la convention avec la Direction générale des Élections. Une situation que l’association juge contradictoire.

Autre point de désaccord évoqué par l’AGEPI : la question d’un pourcentage de 10 % qui aurait été soulevée au cours des discussions. L’association affirme également que la DGE lui aurait indiqué que le chèque ne pouvait être remis exclusivement au signataire de la convention, mais devrait être partagé avec un autre groupe revendiquant la représentativité de l’AGEPI. Les responsables de l’association s’interrogent alors : si une seule convention a été signée avec la Directrice générale de la DGE, sur quelle base un partage du chèque serait-il envisagé ?

Selon le président de l’AGEPI, plusieurs démarches ont été entreprises pour rencontrer la Directrice générale, le Directeur général adjoint ainsi que le conseiller juridique de la DGE afin de trouver une issue au différend. Il affirme toutefois que ces tentatives seraient restées sans suite et accuse le chargé de communication d’entraver ces démarches.

Face à cette situation, l’AGEPI annonce son intention de rendre publiques, dans les prochains jours, les éléments qu’elle estime démontrer les manœuvres ayant conduit à ce blocage. L’association indique également qu’elle envisage de saisir les juridictions compétentes afin de faire valoir ses droits.

À ce stade, la Direction Générale des Élections n’a pas encore réagi publiquement à ces accusations.

Bolokada Sano