Ce cours vise à renforcer les compétences des participants, venus d’Afrique et de la Méditerranée orientale, en plaidoyer, influence politique et leadership systémique en santé mentale, ont indiqué les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), agence de santé publique de l’Union africaine (UA) et initiateurs du MHLP. L’objectif est de former des acteurs capables de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques nationales et régionales, avec un accent particulier sur l’inclusion, la prévention et la prise en charge des troubles psychiques.
Renforcer l’intégration de la santé mentale dans les soins primaires
Lancé en 2024, le MHLP a été conçu pour relever les défis liés à la santé mentale en Afrique, « l’un des domaines les plus négligés » sur le continent, qui souffre d’un manque « criant » de ressources en matière de services spécialisés, selon Africa CDC.
Le MHLP vise à renforcer les systèmes publics de santé mentale, à constituer un vivier de professionnels qualifiés et à soutenir les organisations de la société civile engagées en faveur de ce domaine. Il met l’accent sur le renforcement des compétences en leadership et en plaidoyer, notamment pour améliorer l’intégration des services de santé mentale dans les soins de santé primaires.
En Afrique, la santé mentale reste un enjeu majeur, souvent négligé par les systèmes de santé publics, alors qu’environ 15 pour cent de la population souffre de troubles mentaux ou neurologiques, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le continent dispose de moins de deux agents de santé mentale pour 100 000 habitants (contre une moyenne mondiale de 13) et d’un seul psychiatre pour 500 000 habitants, un niveau 100 fois inférieur à la recommandation de l’OMS.
Avec dpa-news







