S’exprimant à la Chancellerie lors de la visite du président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, le chef du gouvernement allemand a estimé que le volume actuel des échanges, évalué à 350 milliards d’euros, devait être renforcé, tout en soulignant le rôle clé de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). « La diversification est la clé pour réduire les dépendances des deux côtés de la Méditerranée », a-t-il déclaré, évoquant les tensions géopolitiques qui affectent les chaînes d’approvisionnement mondiales.
L’Afrique concentre environ 60 pour cent des ressources solaires mondiales
Le chancelier a par ailleurs mis en avant le potentiel énergétique du continent africain, rappelant qu’il concentre environ 60 pour cent des ressources solaires mondiales. Il a confirmé le soutien de l’UE à la transition énergétique en Afrique, à hauteur de 500 millions d’euros, avec pour objectif d’accélérer la décarbonation et de renforcer la résilience des économies face aux chocs externes.
Après sa rupture avec le gaz russe, l’Allemagne cherche à réduire ses dépendances stratégiques et voit dans l’Afrique à la fois un relais de croissance et un futur fournisseur d’hydrogène vert. Sur le plan sécuritaire, Merz a réaffirmé son appui au principe de « solutions africaines aux problèmes africains », en mettant l’accent sur la coopération dans plusieurs zones jugées prioritaires, notamment la Corne de l’Afrique, le Sahel et la région des Grands Lacs.
Avec dpa-news







