Les principales forêts tropicales se trouvent en Amérique du Sud, notamment dans le bassin amazonien, en Afrique centrale, dans le bassin du Congo, ainsi qu’en Asie du Sud-Est et en Océanie.

Le gouvernement fédéral allemand prévoit de consacrer jusqu’à un milliard d’euros sur dix ans, à partir du budget 2027, à la Tropical Forests Forever Facility (TFFF), un mécanisme international destiné à fournir des financements prévisibles et à long terme aux pays du Sud qui protègent leurs forêts tropicales. Le gouvernement l’a indiqué dans sa réponse à une question posée au Bundestag, le Parlement fédéral de l’Allemagne. 

La TFFF a été lancée en novembre 2025 à Belém, au Brésil, lors de la COP30. Elle cible plus de 70 pays en développement, qui abritent ensemble un milliard d’hectares de forêts tropicales. Ses initiateurs présentent ces pays comme les « détenteurs d’un bien public mondial crucial, offrant des services écosystémiques à toute la planète ».

Un paiement fixe à l’hectare

À la différence des marchés du carbone, souvent critiqués pour leur complexité, la TFFF prévoit un versement annuel fixe pour chaque hectare de forêt conservé ou restauré, contrôlé par satellite. Au moins 20 pour cent des fonds doivent aller aux peuples autochtones et aux communautés locales, présentés comme les gardiens les plus efficaces de la biodiversité.

« Les paiements annuels seront basés sur la performance et non sur des subventions à court terme soumises à des cycles politiques », indique la TFFF sur son site internet. Le financement de la protection des forêts a jusqu’ici reposé en grande partie sur des projets de court terme et insuffisants, souligne le mécanisme.

Des forêts sous pression

Les principales forêts tropicales se trouvent en Amérique du Sud, notamment dans le bassin amazonien, en Afrique centrale, dans le bassin du Congo, ainsi qu’en Asie du Sud-Est et en Océanie.

Le bassin du Congo est le plus grand puits de carbone terrestre au monde, devant l’Amazonie. Il absorbe chaque année près de 1,5 milliard de tonnes de CO2, ce qui en fait l’une des dernières régions du globe à capter plus de carbone qu’elle n’en émet, selon l’ONU.

Ces forêts subissent une déforestation croissante, liée notamment au brûlis pour l’agriculture et l’élevage, ainsi qu’à l’exploitation forestière et minière. Le changement climatique aggrave les sécheresses et les risques d’incendie, tandis que les routes fragmentent les massifs et facilitent le braconnage.

Selon la TFFF, leur « disparition rapide » rapproche l’humanité « de points de basculement climatiques critiques et menace la biodiversité, la sécurité de l’eau et les moyens de subsistance de millions de personnes ».

 

Avec dpa-news