Le mouvement de colère des transporteurs routiers, initié le 7 septembre 2026 à Labé pour dénoncer le racket des forces de sécurité, prend de l’ampleur. Face à l’impasse des négociations locales, la contestation gagne la capitale.
Initialement déclenchée par les conducteurs assurant les liaisons économiques vitales vers le Sénégal et la Gambie, la grève s’est rapidement généralisée. Mercredi 9 septembre, les chauffeurs desservant les grandes métropoles guinéennes – notamment Conakry, Kankan et Nzérékoré – ont rejoint le mouvement par solidarité, entraînant une paralysie progressive du réseau.
Si les syndicats et les conducteurs dénoncent un « racket systématique » et des « tracasseries » récurrentes de la part des services de la gendarmerie et des douanes, les autorités adoptent une ligne ferme.
Des pourparlers menés à Labé entre le gouvernorat, les forces de l’ordre et les syndicats n’ont pour l’instant pas permis de trouver un accord. À Conakry, le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a qualifié le mouvement de fronde « lancée sur les réseaux sociaux sans préavis syndical ». Tout en promettant que toute la lumière serait faite sur les accusations de barrages illégaux, le ministre a martelé que la fermeté serait maintenue concernant le respect du Code de la route et la lutte contre les surcharges.
Alors que les discussions se poursuivent désormais dans la capitale, la tension reste vive sur les axes routiers du pays.
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