Prenant la parole, le secrétaire général du Syndicat professionnel de la presse de Guinée (SPPG), Sékou Jamal Pendessa, a exprimé sa gratitude aux partenaires des Nations Unies pour l’aboutissement de ce projet de formation à l’intention des journalistes guinéens sur les discours de haine, avant d’affirmer : « Notre structure syndicale, avec des partenaires du PNUD, de l’UNICEF, du PBF et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, a fait le tour du pays en organisant des ateliers régionaux à l’intention des journalistes sur les discours de haine. Le SPPG exprime une fois encore son attachement à la paix et à la cohésion sociale en Guinée. Nous sommes pour le respect des droits de l’homme et la liberté de la presse », a-t-il affirmé.
Avant d’insister sur l’indépendance et la responsabilité des journalistes dans le traitement de l’information : « Si quelqu’un tient des discours de haine, qu’il passe par d’autres moyens pour les véhiculer, mais pas par les médias. Quel qu’il soit, quoi qu’il puisse arriver, nous devons rester dans ce cadre », a-t-il rappelé aux médias.
Kossiwa Didi Davi, représentante adjointe du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, a expliqué : « Cette formation a un double objectif. Le premier, compte tenu du rôle central que jouent les journalistes sur les questions de droits humains, les questions de promotion de la paix et de cohésion sociale, nous avons décidé de mieux outiller les médias sur ces questions-là, sur ces thématiques des droits humains, des discours de haine et des questions de paix. Le deuxième objectif, c’est de pouvoir mettre en place, à l’issue de cette formation, un mécanisme d’alerte précoce sur les questions de discours de haine », a-t-elle expliqué.

Selon elle, à l’issue de la formation, des comités de veille seront mis en place, dont les membres seront justement les journalistes qui auront été outillés sur toute l’étendue du territoire national sur les questions de paix et qui seront chargés d’assurer la veille citoyenne sur les discours de haine et d’alerter rapidement le niveau central afin que des mesures soient prises.
La représentante adjointe des Nations Unies en Guinée a insisté sur le rôle et l’engagement des professionnels de la communication pour le maintien de la cohésion sociale au sein de la société.
Elle a invité les journalistes à faire preuve de davantage de responsabilité afin de lutter contre les discours de haine au sein de la société.
Pour conclure, elle a exprimé sa gratitude au Fonds de consolidation de la paix ainsi qu’à l’ensemble des différentes structures des Nations Unies.
À noter que cette formation cible 105 486 personnes, dont des leaders d’opinion, des communicants, des décideurs ainsi que des membres des services de sécurité.
Souce:Horoya.net
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