Au Sahel, 40 pour cent des enfants en âge de scolarité primaire ne peuvent aller à l’école, à cause de la menace terroriste, des conflits armés et de la pauvreté.

La Banque allemande de développement (KfW), qui agit pour le compte du gouvernement fédéral allemand, a alloué une subvention de 56, 65 millions de dollars pour cofinancer un projet d’éducation et de formation professionnelle ciblant 850 000 jeunes nomades et réfugiés non scolarisés au Tchad et en Mauritanie. 

Le projet, dont la moitié des bénéficiaires sont des filles, est baptisé « Engagement régional pour l’apprentissage et la collaboration dans l’éducation » (RELANCE, en acronyme anglais).

La Banque mondiale (BM) contribue au financement de cette initiative à hauteur de 80, 5 millions de dollars, ont indiqué les ambassades d’Allemagne au Tchad et en Mauritanie.

Les jeunes ciblés vont bénéficier d’une « école ouverte », un modèle innovant qui leur offrira des parcours éducatifs et de formation professionnelle « flexibles et résilients face aux crises, même dans des contextes difficiles », a-t-on ajouté de mêmes sources.

RELANCE comprend le déploiement dans chaque pays d’une École ouverte régionale conçue pour répondre aux besoins des jeunes en dehors des circuits éducatifs classiques, notamment dans les zones où l’accès à l’éducation reste limité, a indiqué, de son côté, la BM.

Ce dispositif hybride combinera apprentissage numérique, accompagnement en présentiel et formation professionnelle, a-t-on ajouté.

Le projet prévoit la mise en place, à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, d’un Institut régional des sciences de l’éducation destiné à appuyer la formation des cadres, la production de recherche appliquée et l’élaboration de politiques éducatives fondées sur des données probantes.

Porté par l’Association des universités africaines, ce pôle ambitionne d’être une référence académique pour les deux pays, en favorisant une dynamique de coopération structurée et durable.

Au Tchad, 57 pour cent des enfants d’âge primaire ne sont pas scolarisés. En Mauritanie, 45 pour cent des jeunes en âge de fréquenter le cycle secondaire sont en dehors du système scolaire, d’après la BM.

RELANCE, conçu comme une plateforme régionale ouverte, pourra accueillir d’autres pays du Sahel souhaitant s’y joindre, a-t-on souligné.

Avec 50 pour cent des habitants âgés de moins de 15 ans, le Sahel dispose de la population la plus jeune du monde.

Dans cette région, 40 pour cent des enfants en âge de scolarité primaire ne peuvent aller à l’école à cause de la menace terroriste, des conflits armés et de la pauvreté, selon le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ).

 

Avec dpa-news