La confiance numérique n’est plus un sujet réservé aux directions informatiques, mais un levier de compétitivité, de continuité d’activité et d’accès aux marchés, selon les organisateurs.

Le Cyber Africa Forum (CAF), qui tiendra sa sixième édition les 16 et 17 novembre à Cotonou, entend faire de la cybersécurité, des données et de l’intelligence artificielle des leviers essentiels de la croissance des entreprises africaines. Les organisateurs estiment que la confiance numérique devient un actif économique pour les entreprises, à mesure que les paiements numériques, les plateformes de services, les données clients, les outils d’intelligence artificielle et les transactions en ligne occupent une place croissante dans leurs activités. 

Cette édition entend élargir le débat au-delà des seules réponses techniques à la cybercriminalité. Le programme abordera notamment l’intelligence artificielle, la souveraineté algorithmique, la cyberdiplomatie, la désinformation, la gouvernance des données, l’identité numérique, les infrastructures satellitaires, l’interopérabilité panafricaine, ainsi que le financement de l’économie numérique du continent.

Lancement d’un collège d’experts

L’édition 2026 sera également marquée par le lancement d’un collège d’experts ainsi que par deux autres initiatives : « Tech 4 Creatives », destinée à promouvoir les talents africains utilisant l’IA et les technologies émergentes, et un HackerLab consacré à la cybersécurité et à la lutte contre la cybercriminalité. Placé sous le thème « Construire la confiance numérique de demain », l’événement devrait réunir plus de 1 500 participants, parmi lesquels des représentants de gouvernements africains, des dirigeants d’entreprises, des investisseurs, des entrepreneurs, des responsables d’agences nationales du numérique et des experts internationaux.

« Le niveau des décideurs attendus, l’ambition de notre programmation et les nouvelles initiatives que nous dévoilerons cette année annoncent une édition encore plus marquante que la précédente », a déclaré le fondateur et commissaire général du CAF, Franck Kié. Fondé en 2020 en Côte d’Ivoire, le CAF revendique, au terme de ses cinq premières éditions, plus de 6 000 participants, plus de 100 partenaires et sponsors, des représentants de plus de 50 pays et plus de 500 rendez-vous d’affaires.

 

Avec dpa-news