Ce mardi 11 août 2026, les autorités du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget ont animé un point de presse pour annoncer la conclusion d’un accord avec les services du FMI, en vue d’un nouveau Programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) sur une durée de 41 mois.
Plusieurs personnalités du gouvernement ont pris part à cette rencontre, notamment la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, du Gouverneur de la Banque Centrale de Guinée,Karamo Kaba,le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, ainsi que la directrice générale des Impôts, Foula Diallo.
Selon la cheffe du département de l’Économie, des Finances et du Budget, cette étape majeure traduit la volonté des autorités de consolider la stabilité macroéconomique, de renforcer la crédibilité du cadre financier et d’accélérer les réformes nécessaires à une croissance plus forte, durable et inclusive.
Poursuivant son intervention, la ministre a précisé : « Sous réserve de l’approbation de la Direction générale et du Conseil d’administration du FMI, attendue en septembre 2026, le programme prévoit un accès à des ressources d’environ 425 millions de dollars américains, soit 145 % de la quote-part de la Guinée. » Elle a souligné qu’au-delà de cet appui financier direct, ce programme constituera un véritable ancrage pour la discipline macroéconomique et la crédibilité des politiques publiques.
Selon la ministre, cet accord contribuera également à catalyser la mobilisation de financements additionnels en faveur des priorités nationales.
Cet accord intervient dans un contexte de forte dynamique économique pour le pays. Après une croissance estimée à 7,1 %, les autorités prévoient une accélération à environ 8,6 % pour l’année 2026.
Cinq priorités pour consolider les fondations de l’économie guinéenne
Le futur programme mettra principalement l’accent sur :
La mobilisation durable des recettes publiques, notamment minières, et le renforcement de la transparence dans la gestion des ressources naturelles;l’amélioration de la gestion des finances publiques, de la programmation et de l’exécution des investissements, ainsi que de la qualité de la dépense;la consolidation de la stabilité macroéconomique et financière, le renforcement des réserves internationales et la résilience face aux chocs;le renforcement de la gouvernance, de la transparence, de la redevabilité et des institutions économiques;la diversification de l’économie, le développement du secteur privé, la création d’emplois et le renforcement du capital humain.
Sylla Ibrahima Kalil, pour conakrynews.org (625 44 45 34)







