Le ministère russe de la Défense a annoncé à la mi-journée que 200 prisonniers de guerre russes ont été échangés ce jeudi 5 mars contre le même nombre de soldats ukrainiens détenus par Moscou. Le négociateur russe et conseiller du Kremlin, Vladimir Medinski, a lui indiqué que d’ici à vendredi 6 mars, un total de 500 prisonniers russes sera échangé contre 500 prisonniers ukrainiens.

La première partie de cet échange de soldats entre l’Ukraine et la Russie a eu lieu. Elle concerne 200 personnes côté russe et 200 personnes côté ukrainien. La diplomatie russe a indiqué que la deuxième partie de l’échange impliquant 300 prisonniers de chaque camp aura lieu ce vendredi 6 mars.

Sur le réseau social X, Volodymyr Zelensky a confirmé et commenté le retour de ces 200 premiers soldats ukrainiens estimant que « Chaque retour de nos compatriotes prouve que l’Ukraine met tout en œuvre pour les rapatrier. Personne n’est oublié. Nous faisons appel à des médiateurs » et a remercié les États-Unis « pour leur soutien qui a rendu cet échange possible ». Parmi les soldats ukrainiens rapatriés figurent des défenseurs de Marioupol et des régions de Donetsk, Louhansk, Kharkiv et Zaporijia.

La Russie évoque un «processus de négociation complexe»

La diplomatie russe a fait savoir cet échange était le résultat « d’un processus de négociation complexe » impliquant la médiation des Émirats arabes unis et des États-Unis.

Ces échanges de prisonniers et de corps de personnes tuées sont l’un des rares résultats concrets des pourparlers organisés entre Kiev et Moscou.

Mi-février, un nouveau cycle de négociations à Genève entre Ukrainiens, Russes et Américains avaient eu lieu, sans offrir de percée diplomatique pour mettre fin au conflit déclenché par l’attaque russe à grande échelle de l’Ukraine en février 2022. Les négociations bloquent notamment sur le sort du Donbass, le grand bassin industriel dans l’est de l’Ukraine: Moscou réclame que les forces ukrainiennes se retirent des zones qu’elles contrôlent encore dans la région de Donetsk, ce que Kiev refuse.

 

Avec RFI