La Direction générale de la Police nationale (DGPN) a annoncé, mardi 28 juillet 2026 dans les locaux du commissariat central de Dabompa, le démantèlement d’un réseau d’escroquerie présumé opérant dans la commune de Tombolia.
Lors d’un point de presse, la chargée de communication de la DGPN, le capitaine Rama Baldé, a apporté des précisions sur le déroulement des faits. L’opération a été menée le lundi 27 juillet 2026 par la Compagnie d’intervention de la police aux frontières (CIPAF), appuyée par la Brigade spéciale d’intervention de la police (BSIP) et le commissariat central de Dabompa.
« Cette intervention a permis l’interpellation de 57 personnes et la saisie de nombreux matériels, notamment des registres, des reçus de paiement, des documents de voyage, des cartes bancaires, des ordinateurs, ainsi qu’un véhicule et trois motos », a-t-elle déclaré.
Le capitaine Rama Baldé a souligné que l’enquête avait été déclenchée à la suite du signalement d’une victime, approchée par des individus sous le prétexte d’une fausse opportunité d’affaires.
« Une opération a immédiatement été organisée, conduisant à la neutralisation du réseau. Les investigations ont permis d’identifier deux responsables présumés de l’organisation. Les 57 autres personnes interpellées seraient quant à elles principalement des victimes », a-t-elle précisé, avant de conclure : « Le procureur de la République a été saisi et une enquête judiciaire est en cours pour des faits d’escroquerie et de complicité d’escroquerie. »
Le témoignage d’une victime à l’origine du coup de filet
Sous couvert d’anonymat, l’une des victimes est revenue sur le mode opératoire des escrocs. D’abord abordé par un jeune homme lui promettant un emploi, le citoyen avait exprimé des doutes, demandant explicitement si l’activité était légale et si elle avait un lien avec la société QNET. Rassuré par son interlocuteur, il a accepté de participer à un entretien.
Sur place, il a été reçu par un individu nommé Alpha Diallo, qui lui a présenté une structure prétendument active dans divers secteurs, dont le commerce et l’entrepreneuriat.
« Après l’entretien, il m’a demandé de verser 800 dollars pour obtenir un matricule et intégrer l’entreprise. De retour chez moi, le doute s’est installé et j’ai sollicité l’avis d’un officier de police nommé Kaba », a raconté la victime. Un rendez-vous a alors été fixé le lendemain pour vérifier la crédibilité de l’offre.
« Lorsque je me suis rendu sur les lieux avec la somme demandée, les forces de l’ordre étaient déjà positionnées et sont intervenues. Avant cette opération, les recruteurs m’avaient exigé une copie de mon passeport ainsi qu’un acompte de 150 000 francs guinéens, présenté comme une garantie pour réserver mon matricule », a-t-il conclu.
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