La coopération environnementale entre la Guinée et le Sénégal vient de franchir une étape majeure. Ce mardi 29 juillet, une cérémonie officielle a marqué la fin de formation de 70 agents forestiers, dont 60 Guinéens et 10 Sénégalais. Pendant un mois, ces futurs Rangers Conservateurs de la Nature ont suivi un entraînement intensif destiné à renforcer la protection de la faune et de la flore dans la sous-région. Cette initiative est le fruit d’un partenariat stratégique entre la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal et l’Office Guinéen des Parcs Nationaux et Réserves de Faune (OGPNRF).

Une réponse commune au braconnage transfrontalier.

Le braconnage organisé, le trafic d’espèces protégées et l’exploitation illégale des ressources naturelles constituent aujourd’hui une menace directe pour la sécurité et l’économie des pays d’Afrique de l’Ouest.

Face à des réseaux criminels qui ne respectent pas les frontières, la Guinée et le Sénégal ont choisi la mutualisation. Les deux pays misent désormais sur le partage de renseignements, d’expertises et de moyens opérationnels pour protéger efficacement leur patrimoine naturel commun. Un mois de formation intensive sur le terrain. Encadrés par des instructeurs de la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal avec l’appui de la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), les 70 nouveaux rangers ont suivi un cursus complet et exigeant.

Au programme :  Techniques de patrouille et de lutte anti-braconnage ; Gestion et préservation des scènes de crime ; Secourisme opérationnel ; Autodéfense et usage proportionné de la force.

À l’issue de cette formation, la nouvelle cohorte est désormais opérationnelle pour intervenir sur le terrain et sécuriser les aires protégées. Avec cette première promotion mixte Guinée-Sénégal, les deux pays posent les bases d’une coopération régionale durable pour la conservation de la biodiversité.

 

Guineequotidien