Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a présidé la cérémonie d’ouverture en différé de la Semaine de la consolidation de la paix, organisée à l’initiative du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF).

Prévue du 22 au 26 juin 2026 dans une soixantaine de pays bénéficiaires du Fonds, cette édition a été marquée en Guinée par un colloque consacré à la consolidation de la paix à l’aube du XXIᵉ siècle.

Cette Semaine des Nations Unies pour la consolidation de la paix intervient dans un contexte particulier, marqué par le 20ᵉ anniversaire du Fonds pour la consolidation de la paix et près de 19 années d’engagement aux côtés de la Guinée. Elle constitue une occasion de mettre en lumière les résultats obtenus, de partager les expériences acquises et de renforcer les partenariats en faveur d’une paix durable.

Le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en Guinée, Diego Zorrilla, a salué le partenariat historique entre la Guinée et le Fonds pour la consolidation de la paix, rappelant que le pays figure parmi les premiers bénéficiaires de cet instrument des Nations Unies. Il a souligné que les appuis du PBF ont contribué à accompagner des réformes majeures, notamment dans les domaines de la cohésion sociale, de la réforme du secteur de la sécurité, de l’autonomisation des femmes et des jeunes, de la réconciliation nationale et du renforcement de la participation citoyenne.

S’exprimant au nom des pays donateurs du PBF, l’Ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone a réaffirmé l’attachement de son pays au multilatéralisme et au rôle central des Nations Unies dans la promotion de la paix. Il a salué les avancées enregistrées par la Guinée avec l’appui du Fonds, notamment dans divers domaines. Face aux défis liés à la diminution des financements internationaux, il a appelé à la recherche de mécanismes innovants pour préserver et renforcer les acquis de la consolidation de la paix.

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a rappelé que la coopération entre la Guinée et le Fonds pour la consolidation de la paix s’inscrit dans une histoire de près de vingt ans, à laquelle il a lui-même contribué en tant qu’ancien ministre de la Réconciliation nationale. Revenant sur le chemin parcouru par le pays, il a évoqué les avancées enregistrées en matière de réconciliation, de réforme du secteur de la défense et de la sécurité, de promotion de l’État de droit et d’organisation de processus électoraux apaisés. Il a rendu hommage à l’ensemble des partenaires ayant accompagné la Guinée dans cette dynamique de consolidation de la paix.

Le Chef du Gouvernement a rappelé que « la paix ne constitue jamais un acquis définitif, mais un processus qui se construit chaque jour à travers la qualité de la gouvernance, la participation citoyenne, le respect des institutions et une répartition équitable des fruits de la croissance ».

Avec CCG