Après quatre années absence au  sein de l’Association des autorités électorales (AAEA),la République de Guinée vient de  réintégrer officiellement cette grande institution électorale.C’est à  l’occasion du 10é forum continental annuel des Organes de Gestion des Elections (EMBs) qui se tient à Charm El Sheikh, en Egypte, du 6 au 8 Juillet 2026, marquant ainsi son retour sur la scène de la coopération électorale continentale après quatre années d’absence. Cette réintégration constitue une étape importante dans le processus de normalisation des relations entre la Guinée et les principales institutions africaines chargées de la promotion de la démocratie et de la gouvernance électorale.

Suspendue de plusieurs instances continentales à la suite des événements politiques de septembre 2021, la Guinée avait progressivement été éloignée des cadres de concertation consacrés aux questions électorales. Son retour au sein de l’AAEA témoigne de la volonté des autorités guinéennes de renouer avec les mécanismes africains de partage d’expériences, de renforcement des capacités et de coopération technique en matière d’organisation des élections.

Cette réintégration intervient dans un contexte de rétablissement progressif des relations entre la Guinée et les institutions africaines, après la levée de plusieurs mesures de suspension consécutive au retour à l’ordre constitutionnel.

 

 

En retrouvant sa place au sein de l’Association des autorités électorales africaines, la Guinée pourra désormais participer pleinement aux assemblées générales, aux conférences spécialisées, aux missions d’observation électorale ainsi qu’aux différents programmes de formation destinés aux organismes de gestion des élections du continent.

Pour la Directrice générale des élections, Madame Djenabou Touré Camara, cette réintégration représente une opportunité de renforcer les compétences institutionnelles de l’administration électorale nationale à travers les échanges de bonnes pratiques avec leurs homologues africains. Elle permettra également de consolider les mécanismes de transparence, d’inclusivité et de professionnalisation des processus électoraux.