Les travaux du dialogue national dédié à l’élaboration du Plan de Gestion Intégrée de la Zone Maritime et Côtière (PGIZMC) de la République de Guinée ont officiellement débuté ce lundi 29 juin 2026 dans un complexe hôtelier de Coyah.

Prévu pour une durée de deux jours, cet atelier stratégique réunit des acteurs venus de l’intérieur du pays ainsi que des représentants d’ONG engagées dans la protection de l’environnement. L’objectif central est d’impliquer activement toutes les parties prenantes dans le processus d’aménagement du territoire, afin de garantir une gestion durable des littoraux guinéens.

Unir les forces pour un littoral durable

Organisée par le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, via le Centre National de Protection du Milieu Marin et des Zones Côtières, cette rencontre bénéficie du soutien financier de la Banque Mondiale. Elle vise à instaurer un cadre de concertation solide pour harmoniser et coordonner les interventions d’aménagement sur toute la bande côtière.

Face à l’urgence climatique et à la dégradation accélérée des écosystèmes, le président du Groupe de l’Organisation des Hommes d’Affaires (GOHA) et représentant des opérateurs économiques, M. Cherif Abdallah, a lancé un appel vibrant à la responsabilité collective. Il a exhorté l’ensemble des citoyens et des acteurs économiques à s’investir pleinement dans la sauvegarde de l’environnement pour le bien-être des populations.

Concilier économie et écologie

Dans son allocution d’ouverture, le Directeur Adjoint du Centre National de Protection du Milieu Marin et des Zones Côtières, le lieutenant Alpha Ibrahima Baldé, a tenu à clarifier les enjeux de cette démarche intersectorielle :

« Ce dialogue ne nous impose pas de choisir entre la protection de l’environnement et le développement économique, mais nous met au défi de concilier les deux. L’élaboration de ce plan est une opportunité historique de faire de la Guinée un modèle de résilience et de développement côtier durable. »

Ce plan stratégique national ambitionne de poser les bases d’une cohabitation harmonieuse entre les grands projets industriels (miniers, portuaires) et la préservation des écosystèmes sensibles, à l’instar des mangroves guinéennes.

Karifa Zoumanigui pour GuineeQuotidien