Le projet accompagne la Déclaration d’Abuja sur la connectivité significative, qui vise à rendre l’accès à Internet disponible, abordable, de qualité et utile aux utilisateurs.

Cinq pays africains, l’Association mondiale des opérateurs mobiles (GSMA) et plusieurs partenaires technologiques ont lancé ATLAS Umoja AI, une initiative panafricaine visant à renforcer la collaboration dans le développement de solutions d’intelligence artificielle (IA) adaptées aux langues africaines. Soutenue par les gouvernements béninois, kenyan, namibien, nigérian et togolais, l’initiative s’inscrit dans la dynamique de la Commission mondiale de l’IA pour le bien (AI for Good Global Commission) afin de promouvoir une IA mieux adaptée aux langues, aux cultures et aux priorités de développement de l’Afrique. 

Annoncée en marge de la Conférence des plénipotentiaires de l’Union africaine des télécommunications, à Abuja, l’initiative réunit également Awarri, une entreprise technologique nigériane, Zindi, une plateforme de science des données, Pawa AI, une startup de solutions d’IA et Mozisha, une plateforme de formation. Conçu pour compléter les stratégies nationales en matière d’IA, ATLAS Umoja réunira gouvernements, entreprises et chercheurs afin de favoriser le partage d’expertises, de jeux de données et de bonnes pratiques. L’initiative entend accélérer l’innovation et attirer les investissements.

Plus de 2 000 langues sont parlées en Afrique

Plus de 2 000 langues sont parlées en Afrique, pourtant, seule une infime partie d’entre elles est prise en charge par les systèmes d’IA. Les partenaires de l’initiative s’attacheront à développer les référentiels, les modèles et les communautés nécessaires à l’essor d’une IA adaptée aux langues africaines. « En rendant l’IA et les services numériques disponibles dans les langues que les gens parlent quotidiennement, cette initiative aidera à combler l’écart d’usage en Afrique et à étendre la connectivité significative sur tout le continent », a déclaré Angela Wamola, responsable de l’Afrique à la GSMA.

La Conférence d’Abuja a adopté une Déclaration qui engage les gouvernements africains à promouvoir des politiques favorisant une connectivité significative, l’inclusion numérique, une réglementation technologiquement neutre, des infrastructures numériques résilientes et des services numériques adaptés aux contextes locaux.

 

Avec dpa-news