Protection de la nature : Le gouvernement sud-africain autorise le dragage du lac St Lucia
La décision, saluée par les commissions parlementaires chargées de l’agriculture et de l’environnement, concerne notamment l’enlèvement de sédiments et de végétation dans les plaines des rivières Mfolozi et Msunduzi, qui alimente le Lake St Lucia, élément central de ce système estuarien.
Le projet vise aussi à faciliter l’ouverture de l’embouchure reliant l’estuaire à l’océan Indien, jugée essentielle à l’équilibre hydrologique et écologique du système. Au fil des ans, l’accumulation de sédiments et l’expansion de la végétation ont perturbé l’écoulement de l’eau, modifiant les niveaux d’eau et salinité.
Une mosaïque d’écosystèmes intacts
Les commissions parlementaires ont salué cette décision, estimant que l’intervention pourrait contribuer à atténuer les risques d’inondations dans les plaines à proximité du système lagunaire et à soutenir les activités économiques locales, notamment l’agriculture, la pêche et le tourisme.
Elles ont toutefois souligné la nécessité d’une mise en œuvre en stricte conformité avec l’autorisation environnementale, le programme de gestion environnementale et le plan de gestion de l’entretien, avec un suivi de la conformité à chaque phase pour préserver la biodiversité du Parc.
Ce vaste site protège une mosaïque d’écosystèmes intacts. Des récifs coralliens aux savanes, en passant par des mangroves et dunes côtières, il abrite plus de 6 500 espèces végétales et animales, dont 521 espèces d’oiseaux. Cette biodiversité exceptionnelle inclut des tortues marines et une avifaune aquatique remarquable.
Reconnu par l’Unesco, le Parc se distingue par ses processus naturels dynamiques, comme la salinité changeante du lac St Lucia. Sanctuaire pour des espèces menacées, ce complexe de zones humides est crucial pour les migrations mondiales d’oiseaux.
Avec dpa-news







